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 (29/04/05) Soirée littéraire

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Cassiopée
Héliaste
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Féminin Nombre de messages : 9868
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Localisation : Les pieds sous l'eau, la tête au delà des étoiles.
Date d'inscription : 05/01/2008

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MessageSujet: (29/04/05) Soirée littéraire   Mer 29 Avr - 22:50

Mosaïque

au goût de printemps grâce à Melaka qui a photographié ce magnifique cerisier



Participants
Anastasis, Cassiopée, Chikoun, Louve-des-Cerises, Lyconides, Mic, Redofre


Petit bourdon qui plane, qui voltige parmi les fleurs, qui suce le nectar des fleurs, qui te plaît avec mes arbres qui ont revêtu leurs habits blancs du printemps, serais-tu un être sensible ? Pourrais-tu me comprendre ? Si tel est le cas, peux-tu venir vers moi ? M'offrir ton savoir d'insecte pour m'aider à améliorer le goût de mes fruits, les rendre savoureux, belles et juteuses. En échange, tu auras le droit à un toit, à nourriture et amour en abondance. Douce créature, je te remercie pour tout ce que tu fais pour la nature, grâce à toi et tes semblables, tu apportes bonheur et réconfort à la flore sauvage et domestique.

***

Bzzzzz Bzzzz fleeuuuur, fleuuuur. Miam miam miam. Bzzzzzzz. Fleur. Bon la fleur. Sgroumpf sgroumpf slurp slurp. Ahh. Bzzzz fleur fleur ! Encore fleur ! Bzzzz slurp slurp slurp. Miam.

***

Il pénétra dans l’antichambre. Tout dans le décor olfactif du lieu laissait croire qu'on avait voulu dissimuler une odeur persistante. Et derrière le parfum âcre et doucereux des fleurs de printemps, je parvenais enfin à discerner ce que je cherchais. Rien ne pouvait effacer durablement l'odeur du sang frais. Pas à l'examen minutieux de mes sens.
Je me laissais porter par mes pas, jusqu'à cette porte vermillon ; l'ensemble de la pièce dégorgeait de rouge. Les odeurs, les peintures, les sons. La vieille dame à l'entrée avait fait de cette salle une sorte d'avertissement. Plaisir et douleur sourde de la chair. Un message rougeoyant pour quiconque savait lire entre les lignes des couleurs. J'imaginais déjà l'autre côté de la porte. Les saveurs, la chaleur, les fantasmes aussi.
D'une main légère, j'ouvrai la porte.

***

Les apparences souvent sont trompeuses
Ce qui à première vue parait naïf
Se révèle à nous quand on le creuse
Devant notre regard dubitatif.

Ceci n’est pas une jolie fleur blanche
Ni même un petit bourdon angélique
Mais bien une scène crue et franche
D’un gros insecte qui lui fait la nique

***

Zéphir gourmande la grappe en sa virginité. Sous le ciel bleu, le renouveau explose en milliers de flocons, en milliers de pétale à la blancheur de vierge. Sous la branche odorante, Bourdon vrombit de plaisir et se nourrit de miel. Il bourdonne dans l'azur en attendant le rouge futur.

***

Sous l’effet de la drogue bleue, les arbres prenaient des allures de guirlandes. De vives lumières émanaient des pistils comme des diodes et en soufflant dessus, une poussière dorée nous retombait sur les paupières. La reine mère se baladait sur la plus basse branche, un monstre rayé dans sa forêt de fleurs de cerisier. Kirrile se laissa piquer encore. La drogue-poison secrétée par son dard était merveilleuse.

***

Hector rangea son masque et regarda en l'air. Le cerisier rayonnait. Le printemps est si clément en terre cippane. L'empereur avait eu l'amabilité de le laisser séjourner ici, lui qui n'avait plus rien à retrouver sur sa terre d'origine. Récemment il pensait beaucoup à ce mystère de l' homme déraciné, celui qui est né quelque part et se condamne à ne plus respirer le même air. Peut être jamais ne reverra t'il sa terre, mais Seigneur, combien merveilleux était il de découvrir ce que Dieu dans sa magnificence avait créé de variété.  Sur cette terre, personne n'avait les mêmes références, mais il avait vu si souvent cette clarté chrétienne que tant de ses confrères ne montrent jamais. Le paradoxe de rester avec des infidèles s'était ainsi trouvé en équilibre presque justifié par ce qu'il voyait. Ce qu' il ressentait. Étrangement, voyant la petite abeille, il se prit à essayer de penser à travers elle. Sans doute étaient ils frères. Frères d'exploration, de déracinement. L'appétit les guiderait, parfois les étonnerait. Mais toujours ils trouveraient les fleurs.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Cassiopée le Jeu 30 Avr - 1:03, édité 1 fois
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Cassiopée
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MessageSujet: Re: (29/04/05) Soirée littéraire   Jeu 30 Avr - 0:03

Mélidenomot

Participants : Anastasis, Cassiopée, Chikoun, Louve-des-Cerises, Mic, Redofre

(Rédiger en 20mn environ un court texte avec les mots proposés par les participants en privé. Trois mots par personne)


Citation :

Mots à utiliser :
Tractopelle, paradigme, idiosyncrasie, invocation  voyage   magie, Yggdrasil, phénoménologie, testicule, Vasectomie, Saltimbanque, Nabilla, Hypothèse, photosynthèse, universelle, courage, épicéa, puce

La vasectomie pratiquée par le saltimbanque avait laissé le testicule droit du type un peu bleu. Mais bizarrement, il n'avait jamais autant bandé de sa vie. Son truc se dressait comme l'arbre-monde Yggdrasil lui-même, je vous le dis : même assez vaillant pour oser s'en prendre aux fesses de Nabilla. Une hypothèse intéressante à ce sujet : les idiosyncrasies du mec avec les quilles et ses divers voyages dans les régions universelles lui avaient enseigné l'art de l'invocation des esprits-puces. Je crois qu'il y a un rapport.
Après une longue étude de phénoménologie, le saltimbanque était revenu pour conclure que le parfait paradigme des sciences occultes était effectivement une bonne vieille érection.
Ils ont envoyé un tractopelle pour récupérer l'arbre et vérifier cette théorie.
Une chose s'est révélée sûre : la photosynthèse de l'épicéa en question attestait de la présence d'une magie blanche franchement liquide.



***

Nabilla habillée d'une simple nuisette blanche à dentelle descendit de sa tractopelle à l'arrêt. Marchant d'un pas élégant et pleine d'assurance en direction de l'arbre des dieux, Yggdrasil. Grâce à sa puce électronique implantée dans sa nuque, le courage était présent en elle, elle s'avait qu'elle pourrait faire face à cette divinité appliquant la photosynthèse parmi ses congénères de différentes races d'arbre comme l'épicéa qui couronné l'arbre unique. L'hypothèse de la légende disait qu'un être magnifique viendrait prendre la virginité de la plus pure des femmes tous les mille ans, la phénoménologie d'une vielle femme avait poussée Nabilla à se présentait parmi les candidats élus pour ce moment uniquement magique. Le paradigme universel de la vierge pure donnant volontairement avec déconcerté plus d'une parmi les rangs dite " Sainte" de pucelle. Mais la voilà maintenant devant l'être vivant qu'est Yggdrasil, elle hésita plus d'une fois, mais elle finit par poser la main sur l'arbre qui par miracle un homme sorti d'un cercle d'invocation derrière la femme. Un saltimbanque nu comme un vers, un torse costaud accompagné de beaux testicules qui rendrait un étalon jaloux, l'homme avança devant la demoiselle qui l'attendait, ayant fait un long voyage, celle-ci mériterait surement une belle recommence. L'idiosyncrasie de la jeune femme lui tira un sourire, il s'approcha d'elle pour l'embrasser fougueusement, une de ses mains fit descendre la nuisette de la belle, de l'autre lui caressa sa poitrine avant de la retourner pour l'appuyer contre l'arbre, pour finir par lui faire ce plaisir tant attendu des pucelles, des gémissements ce fit entendre dans la forêt divine, il fini par lui souffler à l'oreille qu'il lui ferai le cadeau de ne pas la vasectomisée comme les autres avant de disparaît dans une brume étincelante.


***


Cette saloperie de tractopelle s' acharnait à la sortie du studio. Les roues de ma caravane tremblaient régulièrement, comme si Thor lui même s' acharnait à frapper contre les Smiors, entassant leurs dépouilles pour ériger Midgard. Et les vibrations se ressentent jusqu' en Asgard. Je repensais à la discussion d' avec Pierre. Ce foutu agent m' avait eu ce contrat comme consultant dans cette prod hollywoodienne. J' ai accepté, par ennui probablement. Quelle connerie. Lui et ses manières de français à vapeur. Il ne parait que de sa vasectomie et des projets merveilleux qu' il ferait pour ma carrière, sa magie... La dernièr fois qu' il a parlé de me toucher pour me transformer en or j' ai failli m' arracher le second testicule. Chez moi on en fait pas des montagnes. Odin... Je vais bientôt te rejoindre. Pierre partira sur une invocation du contrat de la clause d' exclusivité et des termes que je n' ai même pas lus. Je saignerai jusqu' au Valhalla, baignant les racines d' Yggdrasil. Je suis un enfant d' Odin, des Terres gelées et des chants printaniers. Le voyage... je l' ai suivi, tel un guide. J' ai lutté pour apprendre cette langue, le paradigme nouveau dans lequel tu m' as jeté, pensant que peut être... peut être il s' agissait du grand Valhalla. Mais c'est en fait ici que le voyage commence, non qu' il s' arrête. L' idiosyncrasie d' un Viking est celle de la bataille. J' ai combattu d' hypothèses en photo-synthèses, poses, books etc... Me suis ouvert à la toute nouvelle phénoménologie qui s' offrait avec courage, dansé tel un saltimbanque sur cette piste gelée. Ai cru apprendre une langue universelle, ai découvert les enseignements de cet étrange prophète, Nabilla. J' ai renoncé aux pins, aux sapins, aux épicéas que mon père sculptait, ai porté cette puce métallique pour payer ma substantation.... Et mon sang pulse, Dieu borgne. Je te rejoins.

              One eye s' arracha le second testicule, écrasa son téléphone et ferma son oeil unique, flottant vers Valhalla.


***


— Eh toi l'saltimbanque ! Viens ! Monte sur mon joli tractopelle ! Allez j't'emmène là où tu veux ! T'es du voyage ?

Enfin quelqu'un s'arrêtait. Des heures que j'attendais là, sous les épicéas. Un peu plus, et je commençais à faire de la photosynthèse ! lui dis-je en rigolant. Il me regarda avec un air drôle. Cet air de benêt qu'avaient parfois les gens d'ici lorsqu'ils ne comprenaient rien à ce que vous racontiez. Ce n'était qu'une hypothèse, mais j'étais prêt à parier que le gars n'avait pas suivi de cours d'astrophysique ni phénoménologie à l'école. En réalité, j'aurais presque parié qu'il ne savait même pas lire et que sa dernière référence culturelle devait se rapporter à Nabilla. Mais il ne faut pas juger les gens sur leur apparence, après tout, c'est pas mon paradigme ça ; j'avais bien l'air d'un saltimbanque avec mes breloques, mon accoutrement de faiseur de magie, prêt à te dégainer une invocation dans la tête, façon Gandalf le gris.

— Je vais à Yggdrasil ! Tu sais où c'est ?

Bien entendu, j'aurais pu lui parler de vasectomie, son testicule n'en aurait pas plus compris une traite. Cela dit, c'était intéressant de le voir réagir à mon étrangeté. Ça avait un petit quelque chose de très drôle. Ses sourcils froncés à la manière d'un buffle, son nez retroussé. Une caricature universelle de l'idiot. Un vrai sujet d'étude d'idiosyncrasie. Il n'en menait pas bien large, le bonhomme. Je montais finalement sur son petit tracteur, essayant d'éviter les puces visibles dans la bourre. Dans tout ça, je ne sais pas lequel de nous deux avait le plus de courage.


***


S’il est une chose universelle, si l’on met de côté tous ces mythes, hypothèses, et autres délires tirés de la phénoménologie saltimbanque des gens du grand Nord, comme Yggdrasil l’arbre monde ou encore le fantasme de la magie Viking, c’est bien la force des paradigmes de pensée de la philosophe Nabilla B.
Qui eut pu croire que de l’accouplement d’un tractopelle avec un épicéa aurait pu naitre une telle grandeur d’esprit ? La vasectomie de l’engin n’avait pas suffi à endiguer l’arrivée de ce nouveau messie, car point de testicules ne se perchaient sous la machine. Mais voilà ! Maintenant est la grandeur. Une grandeur qui forge le courage de tous ses lecteurs, les incite au voyage, à leur guise par sauts de puce ou bonds de géant, ah elle est belle la pensée de Nabilla ! Photosynthèse des idées des lumières, invocation magistrale de l’idiosyncrasie commune de tous les peuples passés, actuels et à venir ! Nabilla B. gloire à toi !


***


Notre monde était ainsi fait que chacun y trouvait sa place. Nabilla devenait reine d'Yggdrasil et la puce dominait le chien. L'épicéa, même à noël faisait sa photosynthèse et la course universelle des étoiles ne s’interrompait jamais.
Est venu le huitième jour. Dieu s'arma de courage et créa un être dont l'idiosyncrasie unique chamboula l'Univers. Il était la conséquence de la vasectomie d'un Saltimbanque au testicule lourd de magie. Il était l'enfant abandonné au centre de la terre. A sa naissance, il n'était qu'un caillou. Il n'était qu'une simple hypothèse de travail. Mais il était issu de l'invocation d'un maître en ensorcellement et son paradigme n'était que chaos. C'est par son existence que nos visions se brouillent. La phénoménologie nous a rendu multiples. Je suis maintenant l'arbre et le lac sous la pluie. Je suis la route et le tractopelle à la fois. Je voyage dans le temps. Je suis toi, je suis moi. Nous ne sommes plus qu'un et des millions.
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