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 (07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)

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D.A.

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MessageSujet: (07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)   Jeu 7 Mai - 23:22



Anastasis, Chikoun, Choupinou, gaba, Louve, Mic, Haalysse


1/ Claire était heureuse, son frère n’avait pas oublié sa promesse pour une fois : il était venu la prendre, dans sa petite voiture déglinguée par l’usage pour m’emmener avec lui au festival. Cela faisait des années qu’elle rêvait d’y aller, et de découvrir enfin ce qu’il le faisait toujours revenir le sourire aux lèvres. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle se rendit compte qu’il la conduisait tout simplement chez Marc, dans sa cave pour y prendre des shots ? Où était donc sa bande ? Ce n’était qu’un pretexte ? Et pourquoi l’avoir amenée là alors qu’elle est sujette à des crises ? Il aurait dû se douter, quelle allait voir rouge, et tout casser, jusqu’à se blesser, perdre conscience, et voir vert, bleu, violet, puis ne plus rien voir. Plus rien, rien que des questions et le vide.

2/ Au-delà des immeubles inondant la ville, dans une cabane en ruine spéciale habitant dans la forêt, loin des vues indiscrètes, se trouve un être étrange. Magie et constellation entourent les mystères de la lisière de la porte en acacia, même les rats ne s'approchent pas de cet endroit, car une sorcière aux pouvoirs séduisants dévore ses proies que sont les hommes devant une femme nue piégée par des barres en métal acérées et froides lui mordant la peau et la conscience jusqu'à la libération de celle-ci. La récompense est un délice qu'aucun dieu ne pourrait vous fournir, mais sans aucun détour, finit par votre mort.

3/ Attachée à sa cage en métal, la petite n’était plus rien. Sous l’emprise psychologique des liens de son maître, son esprit n’était plus que brumes. Noyée sous les fantasmes inassouvis elle cherchait encore les raisons de son désir. Lui, absent, la contemplait d’un œil sans vue. Les barreaux froids sur sa poitrine remontaient la froideur de sa vie, se heurtant à la chaleur de son cœur. Nue elle se débat contre elle-même, son maître l’a laissée là meurtrie dans l’attente insoutenable d’un orgasme tant appelé. Les songes rouges, encore, ont frappé le pauvre esprit d’une condamnée.

4/ L'homme est assis devant l'écran d'un ordinateur.
Il est immobile, et ne parle pas, concentré sur ce qu'il regarde.
Ses mains sont fixes, posées sur un bureau sans clavier.
Doucement il se relève, traverse la pièce dans laquelle il se trouve.
Son regard est impassible, il pose une main sur l'encadrure de la porte, l'autre sur la poignée.
Il reste immobile quelques secondes, et actionne la poignée.
- Celle-ci n'opposera aucune résistance.

5/ « Sergent, j'ai un problème.
- Encore envie d'aller faire pipi ? Ben c'est trop tard !
- C'est pas ça, sergent. Je crois qu'on a piraté mes lunettes.
- Tu te fous de moi ? Passe moi ça ! ... Ben dis donc elle est mignone ta copine. On se rince l'oeil en mission ?
- Je ne la connais pas, sergent, et je ne sais pas comment faire ce truc avec des lunettes de vision nocturne.
- On peut pas les pirater, soldat, il n'y a pas de fonctionnalité réseau... Mais c'est vrai qu'elle est mignonne.
- Sergent, mouvement sur la gauche.
- Ouais ouais, laisse moi mater encore un peu ce canon.
- Sergent, ser... AAAHHH ! »

6/ La peau verte elle fout le feu s'étend fervente sur la feutrine les sépare comme une vitrine luisante elle se défait projette une idée fixe au fond des yeux couleurs d'esprit au teint vitrail sous les néons d'alcool salis la fille derrière ses barreaux ses limites les étaux elle s'est fixée à l'obscurité en médium de ses fantômes de ses fantasmes éthyqu-liques.

7/ Oh, Mister Sunshine… Pourquoi vivre dans une cave quand on est l’enfant du soleil ? Il devrait flamboyer dans un monde à sa mesure, régner en maître sur les insectes qui grouillent à la surface de la terre, lui qui comprend la langue du sable et la magie des douleurs du corps humain.
Il se tient près de la cage, et les néons crus dispensent la lumière d’un fantôme malade, nécrosé jusqu’à la moelle. Mon oeil droit palpite sous la douleur hantée de l’aiguille. Perçant la rétine, jusqu’au fond du crâne, cherchant les souvenirs tapis dans l’ombre de ma folie.
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Dernière édition par Anastasis le Ven 8 Mai - 1:43, édité 3 fois
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D.A.

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MessageSujet: Re: (07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)   Jeu 7 Mai - 23:35



Anastasis, Chikoun, Choupinou, Haalysse, Louve, Mic


1/ Ma tête commence à tourner. J'ai chaud, mes vêtements me grattent. Je sens que je commence à perde la notion de réalité. Vraiment vite, trop vite. Je dépose la pipe sur la table, pose mes mains sur mes genoux, en tailleur. Je crois que j'ai sous-estimé ma dose cette fois. Mes pensées arrivent et repartent en permanence, et je sens les premiers effets de la confusion. Je regarde ma montre rapidement, et constate que seulement 15 secondes se sont écoulées. Dommage...
Je me réveille, environ une demi heure plus tard, tremblotant, apeuré, choqué. La réalité me revient peu à peu, mais est bien pâle et fade comparée aux horreurs que je venais d'expérimenter. Mon ami se penche sur moi, essaie de me faire réagir. S'il savait ce que j'ai vu. Il essaie de m'aider mais ne comprend pas. J'ai perdu toute attache avec cette vie.

2/ Dualité. Foutue dualité. Bien, mal, beau, laid, gentil, méchant. Non mais putain ! Faut-il vraiment qu’on soit assez cons pour croire que la complexité du monde qui fait la beauté de l’existence ne se résume qu’en deux parties ? J’aime à croire qu’il existe des mondes où les chimères chantent avec les biches, murmurent aux lapins, enflamment les cœurs, fascinent autant qu’elles intriguent. Mais non voilà, on nous a dit ça c’est les méchants, les monstres, et eux ce sont les gentils, quel choix avons-nous eux ? Foutu monde.

3/
Il y a un nom pour ces déviances, mais personne ne le dit ici. Il y a un mot pour les cauchemars qui marchent la nuit en écrasant les mortels, et c’est un nom si terrible et merveilleux qu'ils peuvent à peine le dessiner dans leur esprit.  
En vérité, ma fille, une chose qui sait se faire craindre tout en suscitant l’amour est celle qui scelle ton destin.

4/ Décidément, ce soir était un bon soir. Il n’aurait pas cru que cette chasse tournerait aussi agréablement mais maintenant il se délectait les babines ; il avait réussi à capturer non pas une proie, mais deux. Deux sublimes biches, au pelage doux et qui courbait l’échine d’une manière si élégante pour échapper aux caresses du bûcher qu’il leur avait été amoureusement préparé. Et les bruits qu’elle émettaient. Un vrai régal, leurs cris aigus et apeurés le transperçaient de part et d’autre et il tremblait de plaisir. Jusqu’à ce que son estomac rompe la transe dans laquelle il s’était plongé en couinant désagréablement.

5/ Les démons jouant dans les enfers,
Leur grand-maître, Lucifer,
Pointe son trident pointu,
Sur les nez humains biscornus
Loin des flammes brûlant,
Qui déambule parmi les serpents craquants

6/ L'écorce de sa peau, pestiférée aux bubons purulents, dressait contre son ennemi de cauchemar un dernier rempart contre l'insanité. La gorge tordue, il ressentait les griffes de l'Autre aux prémices de son derme, comme si, pelant une orange, il se délectait de voir apparaître les filaments blanchâtres retenant l'écaille.

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Dernière édition par Anastasis le Jeu 7 Mai - 23:54, édité 1 fois
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D.A.

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MessageSujet: Re: (07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)   Jeu 7 Mai - 23:49



Anastasis, Chikoun, Choupinou, Haalysse, Louve, Mic


1/ - Maman, maman, regarde le dessin que j'ai fait !!
- M'emmerde pas putain, je suis occupée !
- Mais maman, regarde mon dessin !
- Chiurre de gosse, fais moi voir ça et arrète de m'emmerder ! Qu'est-ce que c'est que ta merde c'est dégueulasse, une pauvre histoire d'amour ? T'as que ça à dessiner ? Allez c'est de la merde, barre toi !
- Mais.. mais... *Ouiiiiiin*
- Oh putin non mais merde à la fin ! T'en veux une ? *Schlack*


2/ - Qu’est-ce que vous venez de me balancer comme image Jack ?
- Ma dernière case.
- Quoi ? Mais nous avions signé pour une série de 20 tomes, au moins !
- Oui, je sais, mais j’en ai marre de vous, de vos collaborateurs qui s’immiscent dans mon travail et qui ose me dire ce que je dois écrire ou pas. Je suis auteur de comics, et si je veux que mon personnage principal ait une relation avec sa secrétaire dès le début, c’est ma décision, et ce n’est pas vos bonnes mœurs américaines qui doivent m’en empêcher.
- On ne veut pas vous en empêcher, mais on veut que vous ayez des lecteurs Jack ! Vous savez bien que dans aucun comics digne de ce nom les protagonistes s’embrassent avant que les fans se soient attachés à eux et demandent d’eux même qu’il y ait un rapprochement ! Il faut les faire participer…
- Ils n’ont qu’à écrire la suite, s’ils sont si doués vos lecteurs. Ce sont mes personnages, je dois pouvoir en faire ce que je veux.
Jack sortir alors en claquant la porte d’un geste théâtral.


3/ Il montait souvent dans ma chambre quand il était l’heure pour la maison de dormir. Il m’embrassait sur le rebord de la fenêtre sans pénétrer à l’intérieur, touchait mon corps à des endroits que je découvrais à peine et redescendait comme une ombre, disparaissant au bout de la rue inquiétante dans laquelle j'habitais. Je ne me souvenais plus de ce qu’il disait. Je me souvenais de ses mains blanches, de ses yeux aux rétines bleues cerclées de rouge, mais pas de ce qu’il disait.
Je retrouvais souvent Sandra et Xavier le lendemain chez Humphrey’s, le snack-bar en vogue de la ville. On y dégustait les meilleurs milkshakes du monde, mais jamais je ne leur ai parlé de mon visiteur.


4/ - Je t’aime
- Moi aussi
- Non moi plus
- Non c’est moi
- Nooon c’est moiiii
- Hé non c’est moi !
- C’est moiiiiiiiiiiiiiii !!!
- Bon tu vas la fermer un peu ta putain de gueule de connasse ?! Je t’ai dit que c’était moi alors tu lâche l’affaire ! Purée marre de faire semblant, voilà, je voulais juste te baiser, me lever discretos demain matin et me casser sans laisser d’adresse mais tu m’as trop cassé les couilles !
- Mais …
- C’est pas possible ça ! Vous êtes toutes cinglées ou quoi les gonzesses ? Ça se voit que Dieu vous a toutes finies à la pisse. Allez la paysanne retourne dans ton foin et va traire tes vaches ça t’occupera à défaut d’avoir une belle gueule. Salut !
- Mais je t’aimes …
- Ah ? Alors dans ce cas ça va, on baise ?


5/ Il l'installa doucement sur la paille. Elle était belle, définitivement, sa poupée blonde au visage de pourpre qui semblait figé pour l'éternité. Il caressa sa peau, il pouvait encore ressentir son sourire. Son cœur battait pour deux, et il avait du mal à retenir sa respiration dans un état normal. Il la déshabilla avec précaution, laissant paraître le derme blanchi, contrastant avec l'or du blé et des pailles. Ses mains parcoururent le corps qu'elles avaient tant connu, comme pour s'en imprégner une dernière fois. Dans un dernier élan amoureux, il déchira ses muscles, pénétra ses chairs fraîchement mortes, embrassant avec passion les lèvres éclatées par la chute.


6/ Femme femme nue sous la grange,
Son corps séduisant, engendre
En moi, un tourbillon d'espoir
Monte en moi, un grand désarroi
Quand d'un œil vif, un gros rat
De son endroit intime, sort sans débarrât
.:
 

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D.A.

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MessageSujet: Re: (07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)   Ven 8 Mai - 0:54

Aujourd'hui j'ai encore testé une nouvelle idée sur de gentils cobayes :

__________________________________________________

Trou Noir :

₪  Il y a une base : un début et une fin rédigés au préalable par le MJ, les participants improvisent le déroulement du récit.  
₪  Après avoir déterminé un ordre, ils écrivent chacun leur tour et le plus vite possible, une ou deux phrases max. pour remplir le vide.
₪  Pour pimenter, le MJ peut envoyer en privé aux participants des mots à intégrer dans leurs prochaines phrases. Ou en variante : des mots sont choisis à l'avance en public.
₪ Le but est de refermer la boucle.

Exemple : Rosanna arriva à la soirée dans sa robe bleue. Il y avait déjà un monde dense dans le gymnase. [...]
Dans son sac, Rosanna retrouva le porte-clé à fleur hawaïenne de Lucie, et pleura.

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A raison de plusieurs tours de jeu, nous avons fini par refermer la boucle comme prévu. Dans l'ordre : Cassiopée, Louve, Mic, Anastasis. Le début et la fin ont donc été rédigés à l'avance, et nous avons rempli tant bien que mal le trou noir à raison d'une phrase ou deux chacun notre tour. Le résultat est non seulement osé mais aussi assez surprenant. C'est un jeu qui a eu l'air de plaire et je m'en réjouis.




Début : L'antre était humide, obscure et inquiétante. Elle anticipait la présence de serpents dans les cavités.

Les alvéoles découpaient la paroi de la falaise ainsi qu'un nid d'abeilles. Mais les sifflements qui résonnaient n'étaient pas ceux de l'insecte. Un grognement intervint en même temps que les sifflements, loin derrière elle, bloquant accès à la sortie. D'un regard furtif elle scruta le fond, apeurée par les possibles douleurs qu'elle pourrait éprouver en ces lieux.
Elle était là pour ça, pour affronter l'adversité. C'était le rituel. Il ne lui restait qu'une seule issue : plonger dans le mystère. Mystère qui lui murmurait la couleur mordorée de son aventure. Malgré l'horreur du lieu pourrait-elle user de ses charmes pour contrer la menace ? L'esprit plein de verrous et de labyrinthes difformes, elle avança vers le nid du mal. Elle s’imprégna de l'ivresse du danger. Les yeux clos, sa peau se mua en pure soie sensitive. Et les longues tentacules se glissèrent lentement vers elle, avec indécence, jusqu'à la toucher. Frissonnant au contact de la créature sans malveillance en soit, la chaleur du corps étranger qui vint se glisser jusqu'à l'entre-jambe, provoquant une folie du corps entier, hérissant poils et cheveux. Soudain un des tentacules se durcit comme un silex, pénétrant la pauvrette pour y insérer sa goutte. L'étreinte avec la créature fut au-delà de ce qu'elle avait imaginé. Issue des profondeurs de la terre, cette profusion de membres était une terrible révélation pour ses sens. Le dieu se jouait d'elle en un concerto vibrato. Chaque note était un éclat de miel, de fiel mêlé.

Fin : La chaleur se diffusa à l'intérieur de ses reins, remonta comme une litanie dans sa colonne, et finit par imploser dans sa tête.



PS : Je leur avais bien donné des mots à intégrer. Ils ont tout géré.

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MessageSujet: Re: (07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)   

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(07/05/2015) Soirée littéraire : Mosaïques et Trou Noir (Thème : Aléatoire)
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