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 (22.05.2015) Espace(s)

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D.A.

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Féminin Nombre de messages : 667
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MessageSujet: (22.05.2015) Espace(s)   Ven 22 Mai - 22:58

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Mosaïque :

Sur un thème choisi au hasard par un des participants, chacun prend cinq minutes pour écrire un petit texte qui lui passe par la tête, sans temps de préparation.
Une fois le temps écoulé, chacun envoie son texte à l'organisateur et celui-ci les poste tous à la suite les uns des autres, sans préciser les auteurs respectifs.
Ça permet de découvrir plein de variations différentes, de styles, d'approches autour d'un sujet commun.
Après chacun y va de ses spéculations pour savoir qui a écrit quoi.

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Participants : Anastasis, Chikoun, dale cooper, Lepzulnag, Louve, Mic, Vasariah



1. C’est un fait, un robot ça peut avoir la gueule de bois. Pas en bois, en métal, mais la gueule quand même. Surtout quand on a direct la bibine qui arrive dans le crâne ça retourne vite le cerveau. Enfin, cerveau, vous me comprenez, quoique non vous ne pouvez pas me comprendre vous les organiques. Toujours est-il que c’est pas cool la gueule de bois pour un robot. Tiens j’en ai un peu qui dégouline là … Surtout ne pas aller se regarder dans la glace. Qui a été assez con pour concevoir un robot bourré ? Ah c’est pas une vie ça … ouais nan toutes façons je suis pas vivant.

2. La foule chauffée au rouge en voulait d'avantage. L'attrait du sang faisait toujours ses preuves, même après des siècles de cette vieille recette éculée. Des jeux et du pain. Le souverain se repaissait des cris déments et de la folie de ses sujets.
A l'ombre fraîche de sa tribune, il guettait les réactions des autres seigneurs, en l'honneur desquels il offrait ce carnage. Un main sur le sein d'une esclave Chirotidienne et l'autre autour d'une cuisse d'élaqk, il se repaissait des cris de ses invités d'outre-espace. Mi-choqués, mi-fascinés, les ambassadeurs d'Elsion, à qui l'ont prêtait toutes les vertus de la galaxie, venaient de perdre toute dignité, lorsque le chevalier favori du tournoi avait décapité froidement la tête d'un champion conquis.
Il était si simple de régler des querelles de frontières. Pour peu qu'on savait y mettre le prix.

3. Un crissement strident. Le bruit de la vapeur qui siffle à toute pression contre les parois vibrantes du métal chauffé à en faire crier ses gonds. Je sens dans mon esprit le liquide qui s'injecte par les tuyaux qui me relient à elle. Entre mes yeux, le voyant indique que la chose est entrain de me nourrir. Je me sens... Plus fort, chaque seconde qui passe, alors qu'une douceur indescriptible se répand. Une envie. Un besoin criant qui déchire mes chairs sans même les avoir effleurées. Viens, viens à moi, je t'aime et je te veux. Mon ventre ne peut en contenir plus, le liquide s'échappe par mes lèvres maintenues entrouvertes par le désir d'être empli encore et encore par la chose. Lentement, le visqueux substrat s'écoule sur mon menton, goûte sur ma poitrine tendue. De mon cœur à mon ventre, le liquide rougeoyant se fraie un chemin, finissant son voyage entre mes cuisses devenues brûlantes.

4. Sanglant, tout cela est sanglant, plein de tuyaux, hémorragie, robot... Transformé en robot, mon cerveau dans une boite de conserve, horriblement horrifiant, pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour en arriver là ? Mon sexe, où est mon sexe ? Le plaisir est fini, loin du paradis, me voilà en enfer, apocalyptique, la folie m'emporte, un tube sur mon front... Quel est ce liquide qui coule à l'intérieur de moi ? Du sperme ?

5. Dans le palais aux ténèbres hurlantes, des éphèbes métalliques gardent ce qui doit rester à sa place. Leur composition n’est qu’argent et joyaux. Ils sont d’une pureté presque candide tant que le mal reste endormi. J’ai passé des heures à jouer autour d’eux, statues immobiles, à poser mon bras sur le leur, si froid, à toucher leur corps à la mécanique subtile, à poser mes lèvres de chair tendre sur les leurs, et à rire. Aujourd’hui je réalise enfin. [...]
L’enfer se déchaîne en moi, mon amour. Se déchaîne en moi.

6. Je me réveille. Dans le même lit que j'occupe depuis plusieurs semaines. À travers les fentes de mon casque, je peux voir le mur. Lentement, j'essaie de me lever. Tout mon corps est engoncé dans une étroite armure, faite sur mesure. Difficilement, mécaniquement, je me rends jusqu'à la salle de bains ; je m'observe dans la glace. Un doux rire me parcourt lorsque je m'aperçois. Comme je vais être beau ! pensé-je. L'homme du futur ; je vais devenir célèbre. Deux tuyaux dépassent là où se trouvent mes futures cornes. Une sur le front, comme une licorne. L'autre sur le côté, pour être original. Satisfait, je vais me recoucher. Tous ces efforts m'ont détruit ; je sens même un peu de sang couler de ma nouvelle bouche. Mais je suis heureux.

7. Je cours dans le tunnel en esquivant les flammèches qui tapissent le sol. J’accélère encore, l’adrénaline a envahie mes veines, je ne pense plus à rien sinon survivre. Le monstre est à mes trousses.
Le tunnel me semble infini, sa chaleur ardente m’étouffe.
Morsure du feu. Vapeur brûlante. Moiteur permanente.
Le sang bat à mes tempes, mon cœur tambourine, mes jambes sont raides, mais je continue ma course.
Le monstre se rapproche. J’accélère encore.
Enfin, je vois la sortie ! Je me précipite vers le rayon de lumière, espoir inespéré. J’esquive les dernières flammes et me jette vers l’extérieur. Je sens une douleur dans mes jambes, mon sang coule, le monstre m’a rattrapée.


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D.A.

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MessageSujet: Re: (22.05.2015) Espace(s)   Ven 22 Mai - 23:33

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Mosaïque :

Sur un thème choisi au hasard par un des participants, chacun prend cinq minutes pour écrire un petit texte qui lui passe par la tête, sans temps de préparation.
Une fois le temps écoulé, chacun envoie son texte à l'organisateur et celui-ci les poste tous à la suite les uns des autres, sans préciser les auteurs respectifs.
Ça permet de découvrir plein de variations différentes, de styles, d'approches autour d'un sujet commun.
Après chacun y va de ses spéculations pour savoir qui a écrit quoi.

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Participants : Anastasis, Cassiopée, Chikoun, dale cooper, Lepzulnag, Louve, Mic, Vasariah



1. La photosynthèse a envahi nos système nerveux, j'ai l'impression d'avoir bu un caucasien malade. Tiens la nuit me parle de récit et d'autres, et les conseils sont absents, ne disons pas que la nuit porte conseil ! Et qu'elle parle sans arrêt, aussi féministe et bavarde comme ma femme, même la voiture en a tellement mal aux phares qu'elle préfère s'éteindre définitivement. Puis la lune lunatique qui rigole comme une chamelle en manque d'eau en plein milieu du désert, et le dessert qui manque à cette soirée étoilée, si au moins les arbres arrêtaient la drogue, cela éviterait les ennuis cosmiques.


2. Accoudée à sa fenêtre la petite fille observait le ciel. Chaque soir c’était la même routine ; se laver ; se brosser les dents ; se mettre en pyjama ; aller se coucher ; serrer son nounours contre elle et lui chanter une berceuse.
Ses parents venaient lui souhaiter une bonne nuit, puis ils éteignaient.
Au chaud sous sa couette la petite fille attendait chaque soir qu’ils s’éloignent et redescendent. Lorsque la maison était à nouveau calme, la fillette se relevait et s’accoudait à sa fenêtre ; et pendant des heures elle regardait le ciel, les étoiles, et la lune. Elle était fascinée par cet astre scintillant, et imaginait la vie qu’ils pouvaient mener, son nounours et elle, sur cette boule lumineuse.
Elle se racontait les aventures qu’elles vivraient, les merveilles qu’elle pourrait voir, les créatures qu’elle rencontrerait. Elle imaginait ces songes pendant des heures ; jusqu’à ce que ces petites paupières se ferment toute seule et qu’elle aille se recoucher. Une fois endormie, toutes ces aventures se rejoignaient dans ses rêves ; et c’est le sourire aux lèvres que la petite fille se réveillait le matin.


3. Depuis qu’ils ont gagné la guerre, ils nous narguent avec ce truc-là. Ils ont bouffé notre soleil et foutu cette saloperie à la place, il parait que chez eux ça se fait de montrer sa lune aux perdants. Tiens d’ailleurs en voila un.
« Hé Jeannine ! Mate ça il y en a un qui arrive ! »
-Oui je le vois Robert, vite sort la voiture offrande !
-C’est dommage je commençais à m’y habituer à cette petite…
-Mais on s’en fout, tu veux vraiment qu’il te transforme en arbre comme les autres ?
-Ouais t’as raison, toutes façon elle a déjà pissé la moitié de sa flotte dans la pente, elle nous manquera pas. »
Ah il est temps que nous quittions ce caillou pourri pour revenir au bercail.


4. — Oh ! Malo ! Regarde, il y a des quantités de petites soucoupes qui forment un amas sur la lune !
— Je ne vois rien du tout.
— Oh ! Malo ! Une énorme vient d’apparaître !
— Mais tu racontes vraiment n'importe quoi, je ne vois rien du tout.
— Oh ! Malo ! Les petites sont toutes entrées dans le vaisseau gigantesque, ça doit être la mère !
— Écoute, je crois qu'on ferait bien de repartir, il n'y a rien du tout et tu as vraiment trop bu à cette soirée.
— Mais Malo, tu ne regardes pas au bon endroit. Regarde plutôt la lune !
— Je ne vois rien du tout.
— Oh ! Malo ! Elle vient de disparaître !


5. - Oh, regarde, sœurette ! Comme la lune est belle ! Arrêtons-nous !
- Grmmbl... J'ai pas envie. Je suis épuisée...
- Allons, arrête-toi ! Une telle lune, ça arrive pas une fois par semaine !
- Bon, si tu veux...
Elle s'arrête sur le bas-côté. Elle sort de la voiture, il sort ses jumelles.
- Oooh, comme c'est bôôôôô... se pâme-t-il à travers les deux tunnels oculaires.
- Ouais, c'est une lune quoi...
- Il y a même... une bouche dans le ciel !
- Quoi, ce truc rouge ?
- Mais oui ! J'ai l'impression qu'elle m'envoie un doux baiser... Oh, comme c'est extraordinaire ! Tu crois que c'est un message, que cela signifie quelque chose ?
- Moi je trouve pas que ça ait l'air d'une bouche.
- Mais si, tiens, prends les jumelles, regarde !
- …
- Alors ?
- C'est pas une bouche, cher frère. C'est un vagin. Quant à ce que ça signifie, un vagin dans le ciel, ça je n'en sais rien.


6. Ils s’apprêtaient à passer une soirée romantique, en amoureux. Au coin d'une route isolée, à la sortie de la ville, les jeunes se regroupaient pour faire la fête. Ils avaient dépassé cet endroit, pour la première fois, pour se retrouver au milieu des grands arbres et des étoiles laissées pures. Il lui tenait les épaules, la serrant contre lui. Ils marchèrent longuement à travers la foret, le long de la route, devisant avec une pointe d'angoisse sur le dernier film d'horreur qu'ils avaient regardé ensemble. Et si...
Au détour d'un chemin, leurs pas les conduisirent hors du bois, face à la plaine luxuriante des étoiles de campagne. Alors qu'ils contemplaient le ciel, ils aperçurent une forme étrange au milieu des astres. Une comète, une étoile filante ? Le point grossissait, grandissait, jusqu'à prendre la taille d'une petite orange au loin. Une soucoupe volante.
Celle-ci s'approcha à toute allure du couple d'amoureux. Et pouf, le jeune homme disparu, laissant là sa compagne d'un soir, abandonnée aux astres et aux arbres noirs.


7. « Chéri, arrête-toi !
— Hein ?
— Arrête la bagnole ! Tout de suite !
— Mais !
— Fous-toi sur le bas côté, je te dis !
— Qu'est-ce qu'il y a, Capucine ?
— J'ai vu un truc !
— Quoi ? T'as vu un renard ? Un blaireau ? Un hibou ?
— Non ! Dans le ciel, là-bas !
— Où ça !
— Viens ! Sors ! Allez ! Dépêche toi !
— L'est complètement barrée, cette bonne femme. Oh ! Attends-moi !
— Tu vois ?
— La lune ?
— Mais, nan, pas la lune !
— Quoi alors ? Le ballon de rugby ?
— Mais c'est pas un ballon de rugby, enfin ! T'es con ou quoi ? Ca reste pas figé dans le ciel un ballon.
— Bah, ça serait quoi ?
— Les extra-terrestres , voyons !
— Oh ! T'es sérieuse, là ? Tu me fous la panique pour une putain de soucoupe volante !
— Mais...
— Allez, c'est bon. Rentre, maintenant. Ca caille dehors.
— Mais...
— Y'en a plein à cette époque de l'année.
— Oui, mais...
— Bon, moi je rentre dans la bagnole.
— C'est que... Je les trouve jolies, moi. »


8. Une force noire lui compressait l’estomac. L’appréhension d’avoir crevé sur une route de campagne, près d’un bois qui vous masquait la moitié de l’horizon, l’esprit étouffé par l’idée d’être perdu. Mais plus loin dans la lande, elle distinguait bien quelque chose. Puis elle réalisa que ce n’était pas dans la lande, mais derrière, qu’un monstre gigantesque volait derrière la colline.
Ses rêves ne mentaient plus. Ils l’avaient conduite ici. L’engrenage était en place, plus solide que jamais. Et elle avait trouvé la première pierre du chemin vers chez elle. Un signe dans le ciel.


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Dernière édition par Anastasis le Ven 22 Mai - 23:48, édité 2 fois
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D.A.

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MessageSujet: Re: (22.05.2015) Espace(s)   Ven 22 Mai - 23:36

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Cadavre exquis :

On définit à l'avance le nombre de participants (quatre minimum, max. à définir). Sur Skype, l'organisateur ouvre une conversation avec chacun et leur donne leur type de mots (nom, adjectif, verbe transitif, COD...). Une fois la cueillette faite, on recommence ! Et comme ça, on a plein de cadavres !

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MJ : Chikoun
Participants : Anastasis, Cassiopée, dale cooper, Lepzulnag, Louve, Vasariah



La plante sordide de l'ombre rouge mange sept fois par jour au nord de Westeros.

Sur la plus haute branche d'un arbre, le cadavre apocalyptique se meut ; conjointement, une bouteille sableuse de son ami piétine les latrines publiques.



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D.A.

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MessageSujet: Re: (22.05.2015) Espace(s)   Sam 23 Mai - 0:31



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Trou Noir :

₪  Il y a une base : un début et une fin rédigés au préalable par le MJ, les participants improvisent le déroulement du récit.  
₪  Après avoir déterminé un ordre, ils écrivent chacun leur tour et le plus vite possible, une ou deux phrases max. pour remplir le vide.
₪  Pour pimenter, le MJ peut envoyer en privé aux participants des mots à intégrer dans leurs prochaines phrases. Ou en variante : des mots sont choisis à l'avance en public.
₪ Le but est de refermer la boucle.

Exemple : Rosanna arriva à la soirée dans sa robe bleue. Il y avait déjà un monde dense dans le gymnase. [Voici le vide à remplir...] Dans son sac, Rosanna retrouva le porte-clé à fleur hawaïenne de Lucie, et pleura.

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Notes : Un court texte où la main passe entre dale cooper, Vasariah et moi-même. Dale croyant que le but était de refermer au plus vite, nous n'avons pas traîné x) L'image en tête est l'inspiration du début et de la fin. Et puis ça colore le paysage.




Début : Le magicien de Soorm, ils l’appelaient. Dans son temple blanc à l’intérieur tapissé de rêves noirs, d’espoirs distillés et d’ombres rampantes.

Une de ses mains était peinte en rouge jusqu'au poignet. On le représentait de cette manière sur toutes les fresques à son effigie, à l'intérieur de la base. Peu se souvenaient de la véritable raison d'une telle coutume. Et les plus anciens, ceux qui le savaient réellement, auraient préféré vieillir dans l'ignorance. En effet, les anciens savaient que tous les jours le magicien de Soorm plongeait sa main dans la poitrine d'un de ses fidèles, et en arrachait son cœur encore battant. Le sang de sa victime colorait sa main et servait de catalyseur au pouvoir du magicien.

Fin : La rumeur disait vrai. Soorm méritait son nom de capitale des horreurs.


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Dernière édition par D.A. le Lun 31 Aoû - 20:46, édité 1 fois
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D.A.

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MessageSujet: Re: (22.05.2015) Espace(s)   Sam 23 Mai - 1:04



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Trou Noir :

₪  Il y a une base : un début et une fin rédigés au préalable par le MJ, les participants improvisent le déroulement du récit.  
₪  Après avoir déterminé un ordre, ils écrivent chacun leur tour et le plus vite possible, une ou deux phrases max. pour remplir le vide.
₪  Pour pimenter, le MJ peut envoyer en privé aux participants des mots à intégrer dans leurs prochaines phrases. Ou en variante : des mots sont choisis à l'avance en public.
₪ Le but est de refermer la boucle.

Exemple : Rosanna arriva à la soirée dans sa robe bleue. Il y avait déjà un monde dense dans le gymnase. [Voici le vide à remplir...] Dans son sac, Rosanna retrouva le porte-clé à fleur hawaïenne de Lucie, et pleura.

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Notes : Un opéra pas comme les autres, c'est le moins qu'on puisse dire... Voici l'oeuvre de fin de soirée de trois compères assez délirants : Cassiopée, Lepzulnag et Mic (qui ne font vraiment, vraiment pas bon ménage). Non seulement ils ont réussi à détourner la fin que je leur avais amoureusement écrite de manière obscène, mais ils semblent y avoir pris beaucoup de plaisir.



Début : Les coulisses de l’opéra n’en finissaient pas. Ses couloirs semblaient s’étendre à l’infini.

Je n'en voyais pas le bout et pourtant je courais aussi vite que je le pouvais pour rattraper mon retard. C'était tellement bête... Ma petite sieste avait duré plus longtemps que prévu. Faut dire ils sont pas tops ces IReveils, ils me réveillent jamais. Tout en courant, je tachais de rabattre mes cheveux en pétard. Je les enduisais de laque avec abondance, je devais avoir une coupe parfaite. Mais dans mon excitation je trébuchai, et la laque se renversa partout sur mon costume de scène. Non, non, non ! Enfer et damnation ! Si je n'ai pas mon costume propre, tant pis ! Je dois faire cette représentation ! J'irais nu. Je commençai donc à me dévêtir pour me retrouver dans la peau du ver à soie quand le grand Idalgo surgit.
« Je vois que tu as bien reçu ma lettre… » sourit le géant, plein de douceur.
Mais son visage certes amical ne pouvait pas m'enlever de la vue cette énorme trique qu'il tenait de sa main. Alors j'ouvris la première porte qui se trouvait à proximité et je la claquai derrière moi en soupirant sur ma déveine. En levant les yeux, je me rendis compte que j'étais loin d'être tiré d'affaire. J'étais tombé de Charybde en Scylla. C'était justement Scylla, la concierge de l'opéra, on racontait moultes légendes à son sujet, notamment son appétit pour les jeunes garçons à peine pubères. Je m'imaginais entre les doigts crochus et les lèvres gercées de la vieille sorcière, puis sous le regard angélique du tyran, alors je fus tenté de disparaître. « Ooh, alors Idalgo a pensé à mon anniversaire. » Scylla se pourlécha les babines tout en ôtant d'un geste expert son hideuse robe à carreaux. Pris de panique et désespéré, la potentielle suite de cette situation ne me réjouissais pas. J'entendais déjà le géant se rapprocher de la porte que je venais de passer. Je récitai en catastrophe une formule magique de mon acabit accompagné de quatre pater noster, alors que le grand Idalgo frappait à poings fermés à en démolir le chambranle.
« Pater noster ! Pater noster ! Pater noster ! Pater nost… » Je n'avais pas fini, que la puissance de ma magie désintégra Scylla, m'éclaboussant partout de son sang. Et une chose effroyable se produisit, des décombres encore fumants de la vieille jaillirent trois tentacules luisants, qui foncèrent sur moi et m'agrippèrent le bassin, tout en me poussant contre la porte. Je mordis dans la masse gluante et je crochai mes ongles dans le ventre de l'horreur. J'y mis suffisamment d'énergie pour le tenir à distance. Mais je savais que mon sort était réglé. De l'autre côté, le gros Idalgo continuait à tambouriner contre la porte.
« Qu'est-ce que tu m'as fait, vermisseau ? »
Les tentacules diffusaient une chaleur malsaine dans mon ventre, affaiblissant ma volonté, je sentis mes forces m'abandonner.

Fin : Cela ne servait plus à rien. Il n’y avait plus qu’à céder, et ouvrir la porte.

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MessageSujet: Re: (22.05.2015) Espace(s)   Sam 23 Mai - 1:07


Pour rester élégamment dans le thème et clôturer cette soirée, une petite musique à la fois inquiétante et galactique que notre sinistre Mic m'a fait découvrir indirectement ce matin :





Et bonne nuit les petits.

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MessageSujet: Re: (22.05.2015) Espace(s)   

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