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 Jeu Musicographie 20/06/2015

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gaba

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MessageSujet: Jeu Musicographie 20/06/2015   Dim 21 Juin - 0:21

Ce soir c'est Nightwish qui nous a inspiré, avec son dernier album et sa nouvelle chanteuse :
Endless Forms Most Beautiful

Mirwane, Redofre et moi-même avons branché la sono et posés nos doigts tant bien que mal sur nos claviers, résistant à l'envie d'imiter un chef-d'orchestre, de faire du air guitar ou de déstabiliser le laptop avec nos battements de pied.

L'informatique ayant trahi Redofre sur la ligne d'arrivée, je vous présente nos deux productions, en espérant voir bientôt l'oeuvre du lézard qui a affirmé sa volonté de se remettre en selle dès demain.

Citation :
Vapeurs de métal

Elle avance seule au milieu des immeubles immenses qui l’entourent de leurs ombres griffues. Doucement la réalité commence à s’estomper alors que ses pas s’accélèrent sur les pavés glacés. Elle resserre ses doigts sur l’acier rassurant de la lame. Et alors que tout autour l’agresse de silence, son monde s’éclaircit de douceur froide. Elle retrouve l’assurance au milieu de la noirceur des ruelles. Le métal contre sa peau remonte lentement le long de ses veines, amenant l’éclat bleuté des souvenirs dans les veines de ses bras, l’enrobant d’une réconfortante sensation d’oubli. Ses pas se font sauts, et elle se met à courir comme au ralentit, le froid envahit à présent tout son corps, elle n’est plus que métal, mouvement, et sans même sans rendre compte elle n’est plus qu’une flèche argentée dans la nuit urbaine.
L’éclat du verre brisé contre le bois arrêta brusquement le cours des choses. Le monde s’écroule dans les vapeurs d’éthanol, et le ralenti vacillant de la vie ne semble plus si inéluctable, un court moment. Les bris de glace se figent dans l’air et ses yeux se lèvent vers les lumières clignotantes du dehors. Il aperçoit un éclat bleuté à travers les carreaux crasseux barrières de réalité. Elle apparaît disparait, invitation au changement, porte vers l’inconnu. Proposition instantanée de nouveaux lendemains. Il tremble soudain, en cette fraction de temps qui dure éternellement. Sa main glisse le long de sa cuisse. Son corps entier est comme prisonnier. Son regard se baisse. Douleur dans la nuque. Une dernière chance. Puis l’élan coupable de l’espoir qui l’arrache à l’immobilité, soudain, tout n’est plus que violence et vitesse. Il s’estompe.
Les arabesques douces de sa danse l’entouraient d’amour immatériel. Les traces nuageuses de ses pas se déposent sur le sol avec la régularité des gouttes de pluie. L’attraction inaccessible de la beauté l’hypnotise. Traçant une fresque aux milles nuances elle semblait ne jamais pouvoir s’arrêter. Il la fixe avide assoiffé de l’air froid qu’elle dégage produit envahit. L’éclat de sa pureté opaline l’avait sauvé des méandres d’ocre liquide. Elle est sa salvation, son éclair d’argent dans les noirceurs du commun. Fuyant des démons invisibles ils courent l’un vers l’autre l’un après l’autre l’un contre l’autre dans un trait immaculé. Arabesques des oublis des choix des avenirs craquelés des êtres au cœur d’errance. Ils tracent dans leur course le labyrinthe des cicatrices de leurs âmes. Ils se cherchent se fuient dans leur besoin de présences. Desseins de la nuit.
Valse infinie des mains qui se croisent se touchent s’effleurent se déchirent s’abandonne. Douceur douleur soudaine du départ du désir. Caresse coup du manque. Contact imaginé chute dans la violence du réel de deux êtres de lumière. Vapeur et métal qui s’entrecroisent dans la nuit. Il l’arrête soudain dans sa course, poursuite de ce que l’on ne peut trouver. Fuite de ce qui ne peut s’oublier. Mouvements brusque. Saccade de coup éclats de lumières bleutés au milieu des ombres hostiles. Paranoïa dans les vapeurs de panique. Eclairs rougis des espoirs transpercés. Souffle interrompu répété détruit des tristesses d’hier. Meurtre du souvenir.
Ils s’effondrent doucement, retour à l’immobilité originelle, derniers pas d’un ballet de perdition. Le métal s’enrobe d’ocre discret et la chaleur remplace la glace de ses veines qui se violacent. Contact s’insinuant dans ses articulations gène de la couleur retrouvée. Le feu qui remonte en elle la détruit et la brûle la fige la sculpte et la perd. Les tourbillons noirs entourent son coup ses chevilles ses poignets. Son poids l’écrase et la libère du manque. Nausée de la complétude et souvenir du creux. Les couleurs s’entrecroisent s’opposent se déchirent s’attirent se combattent s’unissent. S’échappent lentement des corps et se répandent dans les interstices des pavés. Souvenirs et espoirs se mélangent dans une danse acérée, lacèrent le destin festin des rêves brisés.
Tout s’écoule se perd dans l’immensité des détours atours de la ville aux milles histoires. Alors qu’ils disparaissent dans la noirceur violacée de leur mélange impie, les flots ininterrompus de lumière circulent, fleuves intenses de vies perdues. Deux nuances d’hiver, deux contes que l’on ne racontera plus, perdus dans les reflets d’acier tranchant et de verre brisé. Tout s’efface dans une vague poussière ocre bleuté qui s’envole lentement dans le vent souffreteux de l’indifférence assassine.

Citation :
« C'est notre sanctuaire, notre Terre sacrée. Vous êtes Ses gardiens. Vous êtes Son bouclier. »

Le feu ennemi est si intense que le vide est saturé de traces lumineuses. Le tonnerre silencieux des canons aveugle le staccato mutique des tourelles DCA. Les chasseurs émettent leurs rugissements aphones pour défier leurs adversaires. Les croiseurs joutent entre eux, s'échangeant bordée sur bordée à chaque passage, cherchant chacun une faille dans le bouclier de l'autre.
Bordel mais qu'est-ce que je fous au milieu de tout ça !

« Aujourd'hui, vous n'êtes plus des bleus-bites. Vous êtes Ses soldats. Vous êtes Son rempart. »

J'ai l'impression d'être un poisson rouge au milieu de cétacés géants. Les requins mordent leurs proies avec leurs innombrables rangées de dents, les explosions laissant la place à des hémorragies. Un calmar géant frappe un cachalot de ses tentacules électriques, lacérant sa peau de métal. Une baleine se fait éperonner par un narval et une colonne de plasma jaillit de son évent dorsal.
Un banc de piranha est à mes trousses, se disputant l'honneur de me déchiqueter en premier.

« Elle vous regarde, Elle compte sur vous tous. Vous êtes Ses croisés. Vous êtes Son épée. »

Mon chasseur n'est qu'un grain de sable dans le désert. Je suis sensé affronter des dunes, lutter contre le vent qui m'emporte et me ballotte dans tous les sens. Les scorpions envoient des milliers de dards me piquer, les chameaux manquent de m'écraser sans même s'en apercevoir. J'ai la bouche sèche, l'arrivée d'eau de mon casque clignote d'un "empty" pour narguer ma soif. La seule chose qui me fait continuer à me battre malgré la terreur qui s'est emparé de mes tripes, c'est ce croissant bleu que j'aperçois par intermittence, au gré de mes virevoltes. Mais c'est peut-être un mirage.

« Regardez par la baie. Voyez comme Elle est belle. Admirez Ses formations nuageuses, les lumières de Sa face nocturne. Voyez comme Elle est pure. Pouvez-vous les laisser La souiller ? »

La chaleur à l'intérieur du cockpit est intolérable. Je suis comme dans un volcan. La coque des montagnes fond en coulées de lave et explose en nuées ardentes. Les scories chutent en se consumant, leurs pilotes hurlants à la radio. Les séismes déchirent les ponts, les failles libèrent du feu. La flotte ennemie s'abat sur nous, encore et encore, un continent écrasant l'autre par la tectonique de la guerre. Mon aile gauche n'est que magma, les voyants d'alerte de mon tableau de bord sont tous entrés en éruption.

« Vous êtes Son armée, Sa garde d'honneur, les porteurs de Sa gloire. L'ennemi est là, vous l'arrêterez ici-même. Avec vos canons. Avec vos fusils. Avec vos lames. Avec votre sang. »

Les dieux tombent de l'olympe, s'abattant les uns les autres. Athéna la guerrière a mené son dernier combat et brûle désormais dans l'atmosphère. Hermès ensanglanté apporte une sinistre nouvelle à ceux de la surface, ses pieds ailés ne peuvent plus le porter. Héphaïstos s'abat comme un marteau et brise l'enclume de l’Himalaya. Le puissant Poséidon est renvoyé dans son océan, son trident brisé, ses écailles d'acier arrachés pour la plupart. Arès connaît sa dernière guerre, résiste encore, mais son glaive s'émousse et son bouclier se fend. Le grand Zeus, à court de foudre, perd peu à peu de l'altitude. Hadès est renvoyé dans ses enfers, dans un cratère qui lui envoie des millions d'âmes. Je vais rejoindre bientôt ces mastodontes d'acier qui poignardent de leurs propres corps la Terre qu'ils. avaient jurés de protéger. C'est ironique, au moment où je suis le chemin de mes dieux, je pers la foi. Je vais bientôt mourir, mais quand j'imagine ce qui attend les survivants, je m'estime chanceux.

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Vitrine : le show du neurotransmetteur

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Jeu Musicographie 20/06/2015
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