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 [WIP] La guerre des Cubes

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Tr0n

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MessageSujet: [WIP] La guerre des Cubes   Mer 3 Avr - 16:30

Mécano magie.
Nom féminin.
Principe fondateur du royaume de Méchanus selon lequel une force magique, vaguement ressemblante à la notion d’énergie, prend sa source dans la mécanique, les règles comportementales logiques, raisonnées et l’architecture carrée de la nature. La présence de forme courbe est une ineptie naturelle dans ce monde, et nuit gravement à cette source énergétique. De même tout illogisme ou syllogisme, dans une simple conversation ou même en pensées est considéré comme une action contre cette source. Elle se tarit donc ou s’accroît en fonction de l’évolution naturelle mécanique des choses, et de l’organisation de cette nature au sein du monde, du royaume ; les pensées, l’esprit étant eux aussi des principes mécaniques de logique et de raisonnement, toute contradiction des règles établies est considérées comme une agression directe sur la réalité du monde.

Dans les faits, il est possible de balancer des éclairs sur la tronche de types patibulaires tout en usant de pouvoirs magiques : ce n’est ni mécanique ni logique, ni respectant un schéma de penser dialectique, ce qui a une nette tendance à détruire l’existence même de la magie, et par extension la réalité de Méchanus. Utiliser un pistolet rotoélectrique de 37 millimètres avec des cachous à impulsion magnéto subatomique en usant de la magie aura un effet bénéfique sur cet élément fondateur. Toute acte ou toute pensée est donc la résultante d’une action analytique : les êtres fondateurs de la mécano magie détruisent donc par essence toute tentative d’imagination non régulée, d’idées non réfléchies et de réactions instinctives.


Dernière édition par Tr0n le Mer 3 Avr - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [WIP] La guerre des Cubes   Mer 3 Avr - 16:33

PROLOGUE : KIDNAPPING


Cube.
Nom masculin.
Du terrien grec kubos, le dé. Forme géométrique fascinante proche d'une certaine perfection par l'égalité de la taille de ses arêtes, la présence d'angles droits à toutes les extrémités de ses arêtes, et d'un centre de symétrie qui est l'isobarycentre des huit sommets. Forme géométrique dérivée du prisme, dont la régularité a toujours enchanté les scientifiques et géométriciens.


Avant de débuter mon histoire fantastique, je me présente cher Lecteur. Je me prénomme Asphelèdrilaèdre, né noble parmi le peuple Polyèdre du monde de Méchanus, de la famille Dodécaédrique rhombique. Aucun lien entre Méchanus et la mécanique du trou du cul, qui est une traduction parfois littérale, du peuple des Hommes de la Terre, Mechanus est bien plus qu'une blague – c’est un rêve mécanique et logique, une création parfaite à l’image de ses habitants : nous, les Cubes. J'ai 17 564 ans et je suis façonneur des transcriptions dans la chambre des ovales. Mon assistant ici présent et qui me fournit l'ancre pour écrire, ainsi que les vélins et autres parchemins, est le jeune gobelin Avarius Cystite, un gredin chaotique de la pire espèce, tout droit venu des enfers de la création, mais d'une utilité qui ferait pâlir la perfection de Dame Cubis. Je suis l'inventeur de la duplication du cube à la règle et au compas, une invention splendide qui m'a valu ma chair à la chambre des ovales. J'ai 2332 filles et fils et suis l'époux d'Octroèdrilisme. Ses huit côtés, même après toutes ces longues années, me font toujours vibrer de plaisir. Ceci étant dit, je puis donc m'atteler à la rédaction de mon histoire. Certains croiront, d'autres non, mais sachez que même un souffle peut chambouler toute l'organisation de la stellation de Mechanus.

Tout commença un soir du 120ème mois de Rectangulus. J'étais dans mon atelier à effectuer des troncatures de pièces mécaniques : troncature des sommets pour construire des cuboctaèdre et autres joyeuseté dont le néophyte ne pourrait percevoir la subtile essence. Rédigeant un dernier rapport pour le conseil de Dame Cubis, je tentais de terminer une thèse sur le calcul des risques à l’usage de ces nouveautés sur les portes secrètes du palais. J'étais donc dans mon atelier, lunettes enfilées, huile de coude vidangée, manches relevés, lorsque soudain, à la porte, un violent bruit sourd me sortit de ma dialectique du mouvement parallélépipédique. Par trois fois, on avait vainement tenté de fracasser ma porte. Interloqué, je me souviens encore m'être dirigé pour aller constater des dégâts : sans doute encore un de ces oiseaux industriels des forges spirées qui venait jouer le terroriste de comptoir dans ce haut lieu scientifique, avais-je pensé. Armé de mon arbalète à douze coups, j'ouvrais les 47 loquets. Ma porte grinçait, légèrement dégondée par l'impact de... Trois énormes cailloux de deux fois ma taille. Mais qui était donc ce type pour balancer des pierres sur mon chez moi. Lorsqu'en m'exclamant "Non d'une chiure chaotique, qui attente à ma vie et surtout à celle de ma porte ? Montrez vous que je vous embrochaille et tâter des pieux de mon arbalestre !", j’avais tenté d’intimider la bleusaille qui osait pourrir ma belle porte d’acier, la réponse fût immédiate. En se donnant le langage outrancier moyen âgeux terrien, j'avais éminemment plus de chances de faire peur... C'est ce que je croyais. Un éclair foudroyant le seuil de mon sas d'entrée, ce chieur m'avait éteint la loupiotte à grands coups de sortilèges.

Un enlèvement. Oui ! Honte à mes tortionnaires, on avait tenté d'attenter à ma vie, ma précieuse vie de chambellan royal, de polisseur de culs. Ca n'allait pas se passer comme ça. Saperlipopette non, ça n'allait pas se passer comme ça. Ils allaient voir ce qu'un cube était capable de leur souffler dans l'pif. Remonté comme une pendule, j'attendais. C'était une pièce tarabiscotée, rien n'était droit, tout était biscornu, comme l'enfer. Pèle mêle et dans un fatras digne des pires mythes et légendes des religieux impies de Mechanus, des livres, plein de livres, trop de livres; la bibliothèque dans une langue qui m'était parfaitement inconnue malgré mon expertise dans le domaine de la linguistique, était composée de nombreuses étagères difformes et inégales. Qui était donc le cerveau en timbre poste qui avait cru bon de m'amener dans un taudis de la sorte. Mon rang méritait un minimum - rançonnage ou non.

Un prisme patibulaire rentra dans la pièce, ayant eu soins de refermer une serrure à la mécanique étrange. Elle ne me résisterait pas longtemps dans quelques instants, foi d’Polyèdre.

Prisme : Zonoèdre Beta. Professeur Asphelèdrilaèdre, nous sommes heureux de vous accueillir dans la maison du Seigneur Foutatrak.

Asphelèdrilaèdre : C'est inadmissible ! Croyez-moi, votre maître va avoir les fesses cramées, s'il ne me relâche pas séance tenante ! Et le Cube m’en soit témoin, pénétrer son séant avec des angles va lui faire bizarre ! Je suis un noble de haut rang et le Roi en sera averti. Je vous laisse donc une dernière chance de sauver votre arrière train, terroriste !

Prisme : Zonoèdre Beta à Professeur Asphelèdrilaèdre; nous n'avons pas été programmé pour écouter vos sempiternelles rodomontades. Le Seigneur Foutatrak vous rendra visite demain aux premières lueurs de l'aube.

Asphelèdrilaèdre : A quelle heure ?

Prisme : Zonoèdre Beta à Professeur Asphelèdrilaèdre; aux premières lueurs de l'aube.

Asphelèdrilaèdre : C'est quelle heure ça les premières lueurs de l'aube ? A défaut d'être un sbire vous pourriez avoir l'amabilité de parler de manière logique et raisonnée. Ca n'a pas de sens ce que vous me dites là mon bon monsieur.

Prisme : Zonoèdre Beta à Professeur Asphelèdrilaèdre; aux premières lueurs de l'aube.

Asphelèdrilaèdre : Ne vous fichez pas de moi sale prisme pervers où je vous tronque les arêtes pour faire un puzzle d'Archimède !

Avec les liens magiques, il était peu aisé d'entreprendre quelconques actions agressives comme lui mettre mon poing dans le coin droit, mais montrer qui j'étais, était sans doute la meilleure façon de mettre les points sur les i. En qualité de kidnapper et non de mort, je devais avoir une valeur aux yeux de mon tortionnaire. Quand à ce stupide prisme imparfait, un hérétique imprécis - Déesse lui pardonne –, il ne m’était d’aucune utilité.

Prisme : Zonoèdre Beta à Professeur Asphelèdrilaèdre; répétition numéro trois : aux premières lueurs de l’aube.

Asphelèdrilaèdre : Nom d’une pipe cubiculaire, je vous demande précisément l’heure et la date, l’aube peut être dans trois siècles si un sortilège temporel a été utilisé, triple andouille ou pire les premières lueurs de quelle aube ? Dans dix révolutions galactiques ?

Prisme : Zonoèdre Beta à Professeur Asphelèdrilaèdre; répétition numéro quatre : aux premières lueurs de l’aube.

Autant pisser dans un violon d’Ingres : encore un mécanisme déviant issu d’un constructeur à deux doigts de la rupture d’écrous. J’abandonnais. A y regarder de plus près et scruter le détail… Non vraiment rien n’était organisé, pas même les symboles sur les livres qui auraient pu être malgré l’apparent bazar ambiant, classés selon certains principes. Rien. J’étais donc bel et bien dans une cache d’hérétiques mais il était étrange qu’un prisme soit ici… Un rebelle ? Pas un seul polyèdre n’était capable de penser autrement que droites, arêtes et sommets. Le mystère devait être éclairci. Alors que la bestiole était repartie par une porte dérobée derrière une commode, je scrutais toujours ces fameux détails : indices révélateurs. Outre ces bouquins aussi farfelus les uns que les autres, mon regard se posa sur une boîte. Elle servait de séparateurs ou plutôt de mainteneur entre deux rangés de livres sur une étagère à côté d’un lit. Un bête lit avec sommier et matelas, d’une taille raisonnablement humaine. Etrange… Je ne connaissais aucun polyèdre de cette taille : nous mesurons généralement 1 décimètre cube, soit pour les incultes qui me liront : un cube de dix centimètres d’arête – moyenne assez respectée dans le royaume. Etrange … Des draps, une couverture, deux oreillers. Ici devait avoir vécu une ou deux grandes personnes. L’aspect longiligne révélait l’évidence : un lit pour des humanoïdes, un peu plus grand que des gobelins. Et puis il y avait cette boîte aux fourbes arabesques. A vomir et me donnant presque la nausée : des courbes marquées et recherchées, des motifs en clé de sol, des minuscules traits d’ut, comme une musique parcourant la trentaine de centimètre d’une des faces. Une serrure, de mon expertise, assez simple à ouvrir. A y regarder de plus près, j’aurais parié à ce moment de l’histoire, qu’il s’agissait d’une forme de calamar géant. Une créature purement issue des rêves des terriens, mais jamais vue sur Méchanus. Sur le côté droit, les tentacules arabesques avaient été volontairement rabotés pour y incruster un saphir de la taille d’un poing de cube. Quelques sorts d’analyse de mécano magie me révélèrent qu’il s’agissait d’un artefact maudit. Maudit en quoi ? Ce coffret contenait des écrits tarabiscotés, une écriture honnie et maléfique, qui, selon les affirmations de la chambre des ovales, avaient disparu depuis 142 siècles dans les autodafés de la révolte des Prismalans. J’étais bel et bien chez un fou… Que me voulait-il donc ? Les rouages de mon cerveau se mirent en branle pour analyser la situation. Etape une : comment sortir d’ici ? Etape deux : comment récupérer cette boîte piégée par une alarme magique ? Etape trois : comment découvrir qui était ce seigneur Foutatrak ? Trois fondations à la logique d’action. Calculer ensuite la prise de risque de chacune des étapes. Evaluer les ripostes possibles de l’ennemi et me rendre compte soudainement que la mécano magie fonctionnait ici au ralenti… Zut… Preuve incontestable d’un puissant hérétique dans le coin… En jetant un œil à la fenêtre, il devait être douze heure zéro zéro. Si aucun sort temporel n’avait été utilisé ou si la zone n’était pas un sanctuaire d’allumés du bulbe, que le positionnement de la lune n’avait pas été trop fluctuant : j’avais du être kidnappé il y a trois heures. Pour m’assommer ainsi avec un éclair et chez moi de surcroît, il fallait une magie évoluée et certainement avancée.
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Tr0n

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MessageSujet: Re: [WIP] La guerre des Cubes   Mer 3 Avr - 16:35

La fête des Fractus Dodecar


Faérimécani.
Nom féminin.
Créature féérique mécanique issue d’un processus élaboré de mécano-magie. De la taille d’un ongle humain pour les plus grandes, elles peuvent aussi parfois ne pas dépasser la tête d’une épingle. Ces minuscules créatures autonomes sont sans doute les meilleurs espions de Mechanus. Elles peuvent voler à une vitesse de 60/70 Km/h, et dispose d’un vaste panel de sortilèges de détection et de discrétion qui les rendent particulièrement invisibles.


Les Atours de Velours, cette ravissante et burlesque avenue, est située à quelques encablures du palais de Dame Cubis. Tentures et devantures de magasins en tout genre, c’est le seul quartier de la cité où autre chose qu’un cube pourrait vivre : un simili lieu d’artistes. Oui, mes comparses me rétorqueront aisément qu’il s’agit d’un lieu fantasque et très mondain, pour le riche gratin de la noblesse, mais j’ai toujours trouvé qu’ici, le traitement de la Règle était laxiste. Ah. Oui. J’oubliais la bienséance pontificale, les présentations et le pourquoi de ces écrits. Je suis Daedalus, espion des Services Secrets des Sept Sommets, les 4S comme la populace se plaît à nous appeler, fin limier – le meilleur de Dame Cubis et comme un plus un font deux, le plus beau. Ma carrosserie de la famille Prisme est bien plus rutilante que tous ces pauvres hères de la rue de Velours. Eclatant, étincelant, je brille telle une étoile dans cette foule maussade de vert de gris, cuivré. Le vif argent me rend beau. Mais je m’égare. Nous étions le 120ème mois de Rectangulus, le jour de l’Octèdre. Bien que je répugne user de ces petites « plumes » difformes et baroques, cette histoire est tellement ubuesque qu’elle mérite d’entrer dignement dans la salle des archives de la chambre des Ovales. C’était donc par cette soirée radieuse, d’un soleil presque de plomb, que je me rendais par l’avenue des Atours de Velours au bal des Fractus Dodecar : l’une des fêtes les plus appréciés par l’aristocratie de la grande ville de Mecharria.

Un modeste spectacle c’était monté, évidemment en marge des autorités, et un attroupement discret observait une scène pour le moins amusante aux yeux des profanes : des marionnettes. Un cube frappait à grands coups de trique en fer une sphère azimutée. L’artiste devait être un jeune de la famille des Prismes à la carcasse fragile et à l’esprit embué sans doute par quelques vapeurs d’huiles alcoolisées. Mais ma bonté n’ayant d’égal, il pouvait compter sphèrette ; la jeunesse devait aussi avoir son lot d’ivresse et de liberté pour mieux comprendre l’essence même de l’univers et suivre la voix unique de la raison par la suite. J’aurais pu fermer tout ce théâtre de rue en un cliquetis de doigt mais, la situation était pour le moins cocasse. Outre son phrasé délicieusement infâme et plein d’ironie sur la société de la cité et la chambre des ovales, ce petit s’amusait à user de prestidigitation pour rajouter quelques effets sonores et visuels. Une pointe de lumière verte à droite, du rouge pour montrer la colère d’un personnage, du jaune pour la dame Cocu Cubis ainsi que des paillettes envoyées sur la foule d’on ne sait où. Fantasque adolescence des rues…

Continuant mon chemin en direction du palais, je passais aussi à côté de l’enseigne « A la belle mariée cocue », ce bel établissement libertin où j’aimais parfois à découvrir avec joie quelques principes de vie décadents. A cette heure-ci les devantures étaient closes. Vivement ce soir, au plus haut de la fête que je puisse me vautrer quelques heures dans le stupre, repos bien mérité d’un mois à faire de la paperasse. Songeur, oui, mais l’appel du métier, conscience professionnelle oblige, je continuais sur les pavés me rapprochant du château.

Le Château. Le château de Dame Cubis, symbole de l’architecture néo-traditionnelle des géomètres de l’ancien temps : un immense parallélépipède d’un kilomètre de long, cinq cent mètres de largeur et pour être exact soixante douze mètre et quatre vingt trois centimètres de hauteur. Aucune pierre, pas de taille, des feuilles de métal légèrement ondulées, à la structure interne hélicoïdale qui se voyait aux légères marques sur les plaques lisses extérieures. Chaque plaque du mur était agencée en écailles de manière à rendre l’infrastructure résistante aux tremblements de terre. Ces lourdes plaques de dix mètres sur cinq étaient en cristacier, le métal le plus solide de tout Méchanus. D’immenses vitraux circulaires représentaient des sortes de montres gigantesques indiquant la date, du siècle jusqu’à la nanoseconde. Un souci incroyable du détail, chaque rouage composant ces horloges artificielles était dans un emboîtement parfait d’écrous, de poutrelles et autres bitoniaux. L’assemblage d’engrenage aurait paru erratique à un profane mais il était d’une perfection troublante dans la logique mathématique des cubes. Les aiguilles mécaniques s’ébranlaient chaque seconde dans un bruit assourdissant qui ne paraissait déranger personne. Ces horloges ? Il y en avait sept de chaque côté ainsi que deux sur la grande arche d’entrée. Oui cette superbe voûte aux colonnades dorées et cette porte à doubles battants renforcés.

La salle de réception était gigantesque, à l’égal de la structure extérieure imposante, luxueuse et fastueuse, aux couleurs rouille et acier, teintée de rouge flamboyant. Des cubes bouinaient en tout sens. Serviteurs en robe d’apparat au fascinant damier rouge et noir courraient pour accueillir, eut égard à leur rang, chaque hôte. Ca braillait, ça discutait, ça échangeait : de la rhéologie principalement sur la géomécanique (étude des mouvements des fondations). Mon ami Septeltrius le boiteux, un cube aux arêtes arrondis par l’âge, était contre une poutrelle d’acier, reposant ses augustes mécaniques. Il était encore assez gros, d’une structure renforcée par ses derniers passages à l’hospice : des plaques d’acier de bonne facture cachaient tout juste certains trous de sa carcasse abîmée ; mais il avait toujours ce sourire illuminant son visage dès qu’il se mettait à parler technique, science et physique. A son côté, un jeune octohèdre tarabiscoté, sans doute une malformation de naissance, l’écoutait d’une oreille distraite, plus prompte à observer dans la salle, les nombreux jupons, que le sage. Il paraissait fixer une dame qui m’était inconnue, à la robe grisâtre des plus délicieuses.

Septeltrius : Un fluide électrorhéologique ?

Inconnu : Une suspension de particules conductrices dispersées dans un fluide isolant.

Septeltrius : Bien. Ah. Voilà mon cher Daedalus. Apprenti Celbahèdre de Jadre, je vous présente le limier de la Reine, le Maître des 4S, Daedalus le vif.

Celbahèdre : Enchanté limier. Très heureux de faire votre rencontre, le vieux Maître m’a dit le plus grand bien de vous et il ne tarit guère d’éloge quand à votre centre mécano-légal de la tour sud.

Il était plutôt petit ce Celbahèdre, et quoique courtois dans sa rhétorique, ses yeux se baladaient déjà sur le séant d’un autre jupon. Ses mirettes sautillaient de cube femelle en cube femelle, brillant de cette étoile de perversité qu’on aime à croiser dans les milieux folâtres et libertins de la rue des Atours de Velours. Mon œil ne me trompait guère : ce type était un coureur. Je m’inclinais légèrement.

Daedalus : Celbahèdre, ravi de voir que mon ami s’est entiché d’un nouvel apprenti. Jadre ? N’est-ce pas la famille Dodécahédrique ?

Celbahèdre : Effectivement limier, c’est bien ça.

La famille Dodécahédrique était l’une des plus connus, notamment par le très célèbre Asphelèdrilaèdre, l’un des plus grands scientifiques de la chambre des ovales qui avait obtenu sa chair grâce à une invention dont je ne me souvenais plus. Un découpage de carrés, une sombre histoire de compas et de traçage, à dire vraie, mis à part la biomécanique, je m’intéressais peu à la physique et aux autres sciences cubiques.

Daedalus : Je dois vous laisser, je vois déjà l’ecclésiaste Tetramoner pointer ses mécaniques dans le coin. Je reviens.

D’un salut peu orthodoxe mais rapide, je quittais mon ami et son apprenti, me dirigeant au devant des religieusement ennuyeux invités. Tetramoner… Un Ocohèdre des plus fanatiques de la Bible logicienne. En robe d’apparat, il m’avait entraperçu et d’un signe convenu, nous nous croisâmes. Il était petit, et il avait encore son célèbre pastiche de moustache. Imitation de l’ancien roi, trop permissif sur la religion, qui lui avait valu son poste de Grand Maître. Il le gardait en souvenir du bon vieux temps, comme un porte bonheur. Heureusement, le ridicule ne tue pas…

Tetramoner : Paix à votre mécanique jeune Daedalus. Comment vous portez vous ?

Daedalus : Parfaitement bien Maître Tetramoner. Vous avez l’air en bonne forme par rapport à notre dernière entrevue.

Tetramoner : Il est vrai, une vidange et mes boulons sont presque revenus à leur état normal ; des vacances sur l’île de Bougabouga et l’on se sent requinquer à souhait, prêt à repartir convertir dans les contrées du mitan.

Daedalus : Ah ? Je suppose donc que vous comptez continuer votre entreprise et votre vaste campagne de prosélytisme parmi les dernières peuplades des Sphères dans le sud ?

Tetramoner : Oui et de plus belle. La conversion forcée de ces dernières années n’a pas été notre meilleur choix et je pense après mûres réflexions que nous pourrions agir de manière plus insidieuse en dénaturant leur culture, et en comprenant un peu mieux l’essence de leur hérésie. J’avais pour idée de transformer quelques mythes de chez eux, à la sauce cubique pour les incorporer dans nos manuels et dans la Bible Logicienne. Un concile et le conclave de l’Eglise seront évidemment acquis à ma cause.

Daedalus : C’est une évidence Grand Maître. Je vois que vous multipliez les initiatives depuis votre retour et cela fait du bien à l’ensemble de Méchanus. Mes rapports m’ont indiqué une baisse du taux de criminalité et un regain de puits de magie dans les plaines des hautes herbes ainsi que dans la jungle chez les pygmées de Bouillavas. Il semble très influencé par la mécano-magie, et leur tendance à la crédulité favorise une certaine peur qui les cloue dans leurs cahutes. Nous n’avons pas dénoté d’attaques dans la région depuis au moins trois années. Vos curés prismatiques manient excellemment bien les superstitions de cette sous espèce organique. Je vous en félicite. Je crois d’ailleurs que la reine vous tiens en haute estime et qu’une entrevue est prévue en milieu de soirée, pendant le bal.

Tetramoner : Vous me flattez Seigneur Daedalus. Mais je dois à demi mots vous avouez que je suis assez fier de nos cohortes colonisatrices et de nos prédicateurs. Leur travail se déroule à merveilles et nous n’avons à déplorer aucun incident. De toute façon, vos agents veillent.

Daedalus : Cela va de soi, votre éminence. Comme je vous le disais…

Tetramoner : Oui, la reine apprécie mon ingérence dans les contrées lointaines et notre force de martelage psychologique. Je suis très surpris d’avoir la chance d’une entrevue avec elle. A la fois étonné et heureux de voir qu’enfin nos engagements envers la couronne sont reconnus à leur juste valeur.

Tout en discourant, j’observais Celbahèbre. Il continuait son manège, presque imperceptible. Un filet de sueur rouillait le haut de ses plaques et je sentais presque la chaleur invisible de son désir. Un désir non pour une de ces ravissantes dames qui passaient mais pour une autre. Rien n’échappe à mes perceptions. Qui pouvait-ce être ? D’un regard circulaire, perçant, la salle ne paraissait pas contenir l’objet de cet attrait. Le jeune cube était un peu perdu ; une recherche qu’il masquait dans des yeux fantasques et pervers pour simuler ce caractère de Don Juan. Manque de confiance, peur panique sous jacente ? Déformation professionnelle, j’avais bien d’autres carrés à fouetter que de m’occuper d’un modeste apprenti.

Daedalus : Cher maître, j’en suis contrit, mais le devoir m’appelle. Les réceptions sont tout ce que je déteste de mes attributions sur sécuritaires. Venez me trouver à 23 h 47 dans le couloir B34, je vous mènerais à Dame Cubis.

Tetramoner : Bonne chance mon ami…

Pendant la discussion, nombre de convives était encore entrée et l’immense salle devait bien en contenir 300. Une bonne moitié n’était pas encore arrivée et cela ne présageait rien de bon pour les services de sécurité. Tout était millimétré, mais le hasard en ces circonstances pouvait poindre le bout de son nez. Tous les candélabres carrés étaient équipés de micro, les lustres en forme de parallélépipèdes grisonnant d’un vieil acier dépoli, bardés de caméra et ne parlons pas du sol, bourré de détecteur de mouvement et d’alarmes magiques. Une dizaine d’agents se mêlait à la foule et quelques petites Faérimécani voletaient selon les axes pré-établis de surveillance. Chaque micromètre de la scène était sous la vigilance des enregistrements des 4S. Rien ne pouvait leur échapper, centimètres par centimètres. Les pervers auraient payés des millions de piécettes d’or pour n’importe lequel de ces engins, capable même de voir au travers même des sous vêtements. Heureusement chaque agent était trié sur le volet, j’évitais ainsi les déconfitures d’amours interdits ou de quiproquos vaudevillesque.

Le crépuscule pointait et c’est sous la garde des meilleurs limiers de sa majesté que la fête commença. Il était 20 h 00. Le bal des Fractus Dodecart était désormais ouvert. La ville, fourmilière euclidienne s’animait en son sein, et les somptueux éclairages du palais, rouge flamboyant, s’actionnèrent. De l’extérieur, c’était un bloc rutilant, une merveille éblouissant la nuit et de la cité de Mecharria. A l’intérieur, une valse aux accords majeurs en clé de fa avait débuté. Les danses fondées sur la géométrie regroupées une bonne majorité des invités : un angle droit par ci, quelques mètres en avant, une farandole rectangulaire ; une chorégraphie riche du moment angulaire comme j’aimais à le raconter à mes neveux. Chaque accord musical se synchronisait avec les pas d’un ballet d’une parfaite harmonie. Une culture du mouvement que bien des civilisations hors Mechanus devaient nous envier. Irréprochables et impeccables, tous participaient sur les dalles de la salle, a ces amusements rares dans l’année. De ci, de là, ils picoraient ces mets raffinés : boulons électro statiquement chargés, huile d’acier blanc de Selptimon, rouille vieille de 30 ans d’âge, caviar d’écrous broyés sur son lit ferrugineux, divin nectar de liquide métallique glacée - une explosion pour les papilles de toute la gente noblesse.

La surveillance n’était pas aisée ; des cubes arrivaient, partaient, se faisaient contrôler leurs cartons d’invitation en permanence.

Dans les tentures de soie, vermeils et carmins des appartements de sa majesté, une brise légère portait les doux sons de la fête. Les grands vitraux de la suite royale étaient entrebâillés laissant ces aiguës traversés les oreilles de la plus belle d’entre les belles. Alitée, sur le ventre, elle jouait de ses boucles de ferraille tout en lisant le « Manuel des espaces vectoriels chez les Humains du 19ème siècle – Fermat et fermeture » en se faisant besogner. Le plaisir du sexe et de la culture réunis. J’avais deviné qui était l’amant depuis quelques minutes.

Soudain, un cri strident vint rompre la jouissance des deux amants. Non, dame Cubis ou Celbahèdre n’avaient nullement atteint le nirvana. Des hurlements se firent entendre par les fenêtres. Quelque chose clochait. Cessant mon observation, et le contrôle des larges fesses de sa majesté, l’alarme s’était déclenchée dans la salle de réception.

Une voix : Daedalus ! Maître Daedalus! Nous sommes attaqués !

C’est ce que m’annonçait une Faeri. Mon huile ne fit qu’un tour; je dégainais mon arbalète et me précipitais vers… Une scène de carnage. Une immense créature de métal reflétait la salle ; du cristal miroir, du cristacier comme on l’appelait dans les forges spirées. Le temps de dire « ouf » que déjà, des cubes grillaient comme des poulets sur un barbecue pygmée. D’ailleurs, il semblait que le métal réagissait particulièrement bien aux rayonnements lumineux que crachaient ce… Golem ? Des radiations pulsaient d’une lueur bleutée en cercle autour de lui ce qui avait pour effet de désactiver toutes les créatures mécaniques proches. Ses pieds d’un poids exagéré avaient fendu les marbres du sol, et des fissures étaient rapidement apparues à son arrivée.

Daedalus : Mais d’où vient ce truc ?!

Un agent : Téléportation juste au niveau du pilonne 14 chef, nous avons mis en place les protections, mais plusieurs convives ont été cramées par cette machine.

Daedalus : Protocole Mecano 22 enclenché. Que deux des magicubes me défoncent cette bestiole !

Un agent : Oui ils seront là dans 40 secondes, le temps de désenchantement du mécanisme de la porte de contrôle sud est.

Daedalus : En attendant, dégommez moi ça.

Déjà les agents avaient engagé le golem. Certains protégeaient les invités, les menant vers les portes d’évacuation tandis qu’une dizaine armée usé de sortilèges de bouclier pour dévier les rayons mortels. Quelques mots, quelques verbes logiques permirent rapidement aux 4S, de reprendre la situation bien en main.

Et rougissant telle une tomate, dans ses appartements.

Dame Cubis : Diable !
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dale cooper

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MessageSujet: Re: [WIP] La guerre des Cubes   Mer 10 Avr - 13:58

J'ai beaucoup de mal à appréhender ces extraits.

Ca oscille en permanence entre la fable et la farce. Tout comme la forme passe régulièrement d'une narration "douce" (pour le côté "fable") à des explosions verbeuses ou trashouilles voire grossières.

A vrai dire je n'arrive pas à déterminer quel public tu vises : ça ne peut-être un conte symbolique à la portée à peine voilée qui s'adresserait à de jeunes lecteurs : la princesse qui se fait trousser à quatre pattes le nez dans son manuel, je pense pas que ça plaisent aux gamins ni à leur mômans (en tout cas pas si l'une fait la lecture aux autres !). tout comme je ne sois pas sûr que le lecteur de l'écho ou de fluide trouve son compte de la même manière.

Ca serait une envie personnelle de nous faire découvrir ton univers contrasté, je comprendras, je me dirais "c'est du Tr0n, c'ets fun, c'est marrant ou au contraire c'est torturé et complexe tout ça tout ça". Mais là, dans la mesure où tu nous dis travailler sur un recueil que tu veux abouti, je ressens vraiment cette ambivalence : qui est ton consommateur ?

Ah ouai non, là on va pas s'en tirer avec l'envie personnelle d'écrire pour soi avant tout sans se soucier du lecteur ou de l'audience. A d'autres !

Qui est ton lecteur ?




Pour ma part : j'ai pas trop aimé l'aspect rubik's cube. J'arrive pas à visualiser des personnages cubiques interagir aussi crûment entre eux ! Là encore ça varie trop entre le côté déshumanisé d'un peuple qui se veut "carré" et stoïcien ou pragmatique, et les rapports "physiques" (pour ne pas dire charnels) et sociaux terriblement humains. En tout cas pour mon petit esprit étriqué et formaté par des années de taxonomie des genres.

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MessageSujet: Re: [WIP] La guerre des Cubes   Mer 10 Avr - 16:49

Citation :
Qui est ton lecteur ?

> Ni les mômes, ni leur maman, ni leurs deux mamans (c'est encore plus en vogue), ni l'auditeur de TF1 ou RMC. Je vise un public qui veut sourire tout en cherchant à comprendre le pourquoi de ces "frasques". Je ne donnerais pas pour le moment les thématiques que j'essaie d'aborder. La narration est véritablement un souci, et un travail compliqué ici : je veux d'un côté avoir des personnages d'une logique implacable tout en étant "burlesque" dans leur façon de parler, et uniquement de parler. J'essaie, non sans mal, de dissocier le monde, l'univers, l'environnement : extrêmement carré, du caractère des personnages qui malgré leur raison, doivent impérativement avoir un langage châtié. Pourquoi tu m'diras ? Parce que le titre "Le voleur de mots". Donc de mon point de vue, ce n'est pas déconnant d'avoir un décalage; je dois t'avouer que c'est excessivement compliqué justement de ne pas empiéter du vocabulaire d'un personnage sur le descriptif environnemental. Je continue de travailler là dessus.

Citation :
Pour ma part : j'ai pas trop aimé l'aspect rubik's cube. J'arrive pas à visualiser des personnages cubiques interagir aussi crûment entre eux ! Là encore ça varie trop entre le côté déshumanisé d'un peuple qui se veut "carré" et stoïcien ou pragmatique, et les rapports "physiques" (pour ne pas dire charnels) et sociaux terriblement humains. En tout cas pour mon petit esprit étriqué et formaté par des années de taxonomie des genres.

> Attention la logique qu'ils développent n'excluent pas le besoin naturel : elle le prend en compte. J'essaie justement de travailler là dessus. Le rapport "charnel" doit être un automatisme. Je n'ai pas encore terminé cette scène d'ailleurs. La reine se fait trousser en lisant un bouquin quand même, pas en hurlant des insanités de tout bord. Le langage cru ne doit intervenir que dans la bouche d'Aspha, l'inventeur fantasque à la logique implacable. Sinon justement je m’évertue, non sans mal, à avoir un ton à la fois carré et cru. Ils ne doivent pas être des stoïciens, mais des créatures à la logique pure. Le rapport sexuel est une contrainte mécanique tout comme la jouissance n'est pas un mal. Ce qui est mal c'est de céder à l'instinct, à la précipitation sans réflexion; d'être dans l'action sans analyse. Je dois effectivement rebosser sur le ton et sans doute bien mieux scinder. Pars du principe qu'Aspha n'est justement pas un cube normal : il est complètement azimuté. par contre oui, je dois après relectures successives, me repencher sur le descriptif des cubes et des familles de cube. Il manque leurs petits bras en forme de barres crantées, leurs minuscules jambes en ferraille, le comment ils sentent, voient, mangent. Oui. Y a encore du boulot. Autre élément : il y a des cubes type robot que je devrais introduire pour marquer un peu plus la différence entre nos héros et le commun des cubes : oui.
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MessageSujet: Re: [WIP] La guerre des Cubes   Mar 14 Mai - 21:11

J'ai du mal à cerner Asphelèdrilaèdre. Il est vieux, sage, très fier et très intelligent. Pourtant, tu contredis sa nature avec cet extrait.

Citation :
Lorsqu'en m'exclamant "Non d'une chiure chaotique, qui attente à ma vie et surtout à celle de ma porte ? Montrez vous que je vous embrochaille et tâter des pieux de mon arbalestre !", j’avais tenté d’intimider la bleusaille qui osait pourrir ma belle porte d’acier, la réponse fût immédiate. En se donnant le langage outrancier moyen âgeux terrien, j'avais éminemment plus de chances de faire peur... C'est ce que je croyais. Un éclair foudroyant le seuil de mon sas d'entrée, ce chieur m'avait éteint la loupiotte à grands coups de sortilèges.

Il ce lance dans la vulgarité et il se justifie par le fait de vouloir impressionner sont interlocuteur. Un être d'une telle noblesse est, logiquement, un orateur expérimenté, presque intouchable, il n'a pas besoin de ce rabaisser à de vaines vulgarités.

Citation :
Asphelèdrilaèdre : C'est inadmissible ! Croyez-moi, votre maître va avoir les fesses cramées, s'il ne me relâche pas séance tenante ! Et le Cube m’en soit témoin, pénétrer son séant avec des angles va lui faire bizarre ! Je suis un noble de haut rang et le Roi en sera averti. Je vous laisse donc une dernière chance de sauver votre arrière train, terroriste !

Non, décidément, les dialogues ne collent pas avec le personnage

Ton texte m'a fais pensé à léonard de vinci et à sa théorie de la perfection de l'Homme. Je parle, bien évidemment, de "L'homme de Vitruve".



Y a t-il un lien entre l'Homme et les cubes ? Quel est le but de ta nouvelle ? En tant que lecteur, j'ai du mal à voir ou tu veux nous amener. Mais peut-être n'ai-je pas la bonne vision des choses.

En tout cas, ce sont des bases solides, beaucoup de passages mon fais sourire de par leur originalités. Voir la version finale me plairais beaucoup.





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MessageSujet: Re: [WIP] La guerre des Cubes   Mer 22 Mai - 0:38

C'est volontaire, et c'est donc parfait d'avoir sensation que ce cube parmi les sages semblent un peu étrange dans le vocable. C'est exactement pour le coup ce que je cherchais. Les indices sont volontairement disséminés pour la suite.
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