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 Soirées Multiples

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Lilith
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MessageSujet: Soirées Multiples   Jeu 19 Sep - 22:36

Une nouvelle soirée à mots s'achève sur le thème des Mosaïques.
Voici nos contributions.


Mosaïque 1.
Thème: "Demain ne sera pas différent"
Participants: Dvb, Lilith, Mel, Mike, Cassie, Anastasis, Chikoun


Citation :
Demain ne sera pas différent. Je serais la même, identique et fidèle. Je serais heureuse et triste, sage et mutine. Parfois soumise, souvent en colère, frustrée et fatiguée. Je serais contente et nostalgique. Et je serais en colère. Car c'est ce qui me fait avancer. La rage de savoir ce que je sais. La haine d'avoir vécu ce que j'ai vécu. Tourner en boucle dans mon esprit, encore et encore, sans fin, ce savoir qui m'étouffe. J'aurais chaud, je serais rouge en flamboyante dans ma colère décoiffée. Et je serais froide aussi, d'une humeur glaciale, de dédain et de mépris. Je serais ivre de colère parce que je sais. Que demain ne sera pas différent.

------

2 m1 n€ s3r4 plat six 10 fer an
A vin eure singe
Le surimi du Surinam verra s'introduire Candide dans l'apocalyptique mosaïque au sujet atrophié
Et si la crevette bois cul sec son ½ elle fait des rototos dans l'eau de mer
Blop blop fait la crevette
Blop blop elle fait une pirouette
Elle est jolie quand elle gambade dans les algues vertes
La crevette les pénètre comme mon flow s'engouffre par la fenêtre
Le glazik te nique sur cette mosaïque, il pique des knackis car le mick touche le smic

------


Balise. Là.

Tourner dans le bon sens. Attention, cinq tours de manivelle. En silence. Toujours.

La pression. Je l'entends couler à travers la vieille tuyauterie. C'est moi qui alimente toute la ville en eau tiède le matin. J'ai cette lourde responsabilité. Ca vous paraît dérisoire ? Quel besoin peut-on encore avoir d'eau tiède dans un monde qui n'existe plus ? Quand tout a disparu, quand le rationnement et le minimum vital deviennent les dernières règles de survie, alors le superflu devient essentiel.

Sans ces petites gouttes de luxe, que resterait-il de notre civilisation ?

Cinq coups de manivelle. En Silence. Toujours.

Et une longue heure de marche, seul dans ces égouts puants et infestés de démons.

Chut. En voilà un ! Ma main se resserre sur la manivelle, prête à s'abattre sur le crâne dans un énième zombie. J'en ai croisé que deux ce matin.

Et demain ?

------


Le rêve a laissé place à la simple léthargie. L’informe est devenu solide, et plus rien ne flanche devant nous, plus aucun bâtiment d’or gris ne se tord ni ne se distend, plus aucune réalité ne se plie à notre volonté, les fleurs poussent là où on les attend.


------


Ce jour là, il pleuvait mais c'est en nage que je courais. J'avais choisi le plus long parcours. L'averse était telle que mon eau se mêlait au ciel dans une tiédeur moelleuse. Je n'ai jamais autant apprécié l'effort.
Actuellement, le soleil inonde la pièce. Je me prélasse dans le fauteuil de cuir du salon, les oreilles en sourdine. La musique m'entête. J'ai les yeux fermés pour mieux sentir les caresses intérieures de la mélodie. Elles répondent à celles que m'apporte l'Azur.
Demain ne sera pas différent, j'écouterai mon corps épouser les cieux. Je criblerai d'éclats mes derniers rêves pour plonger dans la nuit étoilée et je vivrai plus intensément encore le contact de l'homme au monde.

------


Deux mains, trois mains, c'est pas si différent. Juste que dans un cas, on habite une île ou l'Europe de l'Est, et dans l'autre, ben le reste du monde. Le reste du monde, sauf peut être les pays où ils en ont plus qu'une parce qu'il se la sont faite couper.
Deux nains, trois nains, c'est pas si différent non plus. Dans tous les cas, ils ont bien assez de mains pour prendre des pioches, des pelles, et des melons. Et à votre avis, dans quel sens est la queue ? Ben pareil, ça dépend d'où ils viennent, les nains. Du passé, du futur, d'avant ces bombes qui ont irradié leur parents.
Demain c'est pas si différent, c'est qu'une question de vision des choses. Et je sais de quoi je parle, mon père a quatre yeux. Mais pas de mains.

------


"Aujourd'hui il fait froid.
Aujourd'hui je suis fatiguée.
Aujourd'hui je me sens seule.
Mais demain ne sera pas différent.
Hier était déjà triste.
Hier était déjà sombre.
Hier était déjà morne.
Donc demain ne sera pas différent.
Et pourtant qui peut l'affirmer ?"

Mosaïque 2.
Thème: "Je finis par le repérer dans un angle"
Participants: Dvb, Lilith, Mel, Mike, Cassie, Anastasis, Chikoun, Aligby, Pingo

Citation :

Il est tout petit. Minuscule. Comme une baleine dans un verre d’eau, il se fond dans la masse. On passerait à côté sans le repérer. On l’oublierait. On l’avait pourtant entretenu, cajolé, décoré et même un peu lustré. Ah ça ! y en avait un, un petit gars, pas bien grand, un brave gars, qui passait son temps avec.  Un jour, il a servi à cacher des amoureux qui s’bécotaient. Pas plus tard qu’hier, tiens, on s’en était servi pour allumer un joint. Il avait été super utile, à ce moment-là. Ce petit coin.

------


"Pourquoi était-il si distant ? Il s'en allait toujours, sans donner signe de vie. Il passait son temps à être là puis à disparaître, jusqu'au jour où je décidais de le suivre. La rue sombre ne m'inspirait rien de bon. Plus j'avançais, plus les ténèbres envahissaient l'atmosphère. Une brume noirâtre crépissait les pans des murs et les lampadaires grésillaient. Mais où était-il ? Au bout de plusieurs heures, après avoir traversé les méandres de la nuit, je l’aperçus à l'angle du boulevard. "

------


Moi je pensais qu'en faisant une mosaïque j'allais m'éclater. Mais en fait non. Parce que le rouge qui ne mérite pas de l'être qui dirigeait lesdites mosaïques elle faisait n'importe nawak. Genre elle donnait des sujets trop ripoux, à faire quitter la BAC à des flics pourris.

D'habitude j'étais mot' à participer, là étrangement, non. Et c'pas faute d'y mettre du mien :

Alors y'avait un mec derrière l'angle, je tournai la tête et je le vis. On se regardait d'un œil hamburger. Moi je voyais sa tête façon double cheese. Lui du genre CBO. On n'a vraiment pas les mêmes valeurs.

Du coup, j'avais faim et on est allés manger au DoMac le plus proche. D'habitude je prends un big mac, un fanta, une frite et deux ou trois cheese. Je ne changeai pas mes habitudes.

Lui, il était plutôt deluxe, grande frite, grand coca, le susmentionné CBO, un big mac et des nuggets. Il devait faire dans les cent kilos le bougre aussi.

A la fin, je suis allé me lavé les mains, je m'attendais à le revoir mais il était parti. Sans un au-revoir.

------



Je finis par le repérer dans un angle, son ombre dispense tout autour de lui des cauchemars de sel et de tissus d’araignée, et son manteau noir lui disperce son empire autour de sa silhouette. Son corps se tend imperceptiblement, juste assez pour que je le remarque, et il souffle bruyamment, son haleine blanche réinventant de nouvelles nuances de transparence. Il est beau, cet homme, avec ses yeux rouges qui ne cillent pas, qui promettent tout et ne disent rien.

------



Je finis par le repérer dans un angle, cet ange tombé du ciel
Dans ce bar d'anges, il ne coule que du miel
Je l'approchai, la regardai, et l'embrassai
Et tout le monde fut etonné !

------



"Je finis par le repérer dans un angle"

Il était là depuis des jours sans doute. Et dire que je le cherchais depuis tout ce temps. La poussière et la saleté s'étaient répandues et l'avaient recouvert. C'est à peine si j'avais fait attention à lui lorsque, quelques instants auparavant , j'avais traversé l'endroit dans la semi-obscurité du crépuscule.

Des jours.

J'avais presque fini par y renoncer, mais ce petit quelque chose au fond de moi m'en avais dissuadé.

Il gisait là, au pied de la bibliothèque. Si petit et discret.

Mort depuis des heures ou des jours.

Au pied de l'ancienne bibliothèque municipale en ruine.


------



La, j'le cherche, putain il est où cet empafé. Il était là il y a à peine deux minutes ! Il se moque de moi où quoi ? Cette blague, on l'a vue cent cinquante fois, dans tous les talkshow, dans toutes les cours de récréation. Mais non ! Il faut qu'il continue inlassablement à la répéter. Sans cesse, sans relâche, jusqu'à ce que ce soit mes nerfs qui lâchent. Et là, c'est pas loin de lâcher, croyez moi, quand je me fâche.... Bordel de dieu, où est il ? J'ai beau chercher partout, sous le bureau, sur le bureau, à droite du bureau, à gauche du bureau.... Même DERRIERE le bureau. Vous vous rendez compte ? Il est même allé jusqu'à me faire chercher derrière le bureau ! C'est pas croyable d'être aussi indiscipliné. Putain, il a de la chance que je ne le trouve pas ; j'imagine sa tête là, planquée dans un coin, je sais pas où. Entrain de m'épier. J'le trouverai, ce salaud. J'le trouverai. Mais visiblement, il est pas vers le bureau.... Ou alors .... Dessous ?

------



"Je finis par le repérer dans un angle"
Ca fait déjà trois jours que je suis sur cette pierre. Son eau est presque parfaite. Je l'ai taillée de manière à multiplier les facettes sur chaque facette. Un exploit sans commune mesure dont je ne suis pas peu fier. J'ai tranché dans la roche pour en extraire des éclats polis et aussi lisses qu'un miroir. La lumière s'accroche sur mon œuvre. Je suis fier de moi et pourtant... Je finis par le repérer dans un angle....


------



"Je finis par le repérer dans un angle. petit, rond et dodu. Juste comme je les aime. De loin comme ça, il avait l'air tellement confortable, agréable, doux même.  depuis le temps que j'en cherchais un à la mesure de mon ennui. Celui la serait parfait. Oh il a l'air timide, je le sens à sa façon de se cacher dans ce petit coin la bas. Mais je l'ai vu, je l'ai repéré et je ne vais pas le lâcher. Il sera mon passeport, mon sésame, mon catwalk pour une vie parfaite. Une maison, deux étages, un sous sol et un garage. Un grand jardin et un énorme barbecue. un chien et un chat ou deux. deux enfants qui iront dans de bonnes écoles. et un appartement en ville. secret, a moi. Oh oui, cache toi bien dans ton coin la bas, car quand je vais te tomber dessus, je vais faire de toi ma chose, mon frankenstein. Le mari parfait….



Mosaïque 3.
Thème Musical: Falling Catching - Agnès Obel
Participants: Dvb, Lilith, Mel, Mike, Cassie, Anastasis, Chikoun, Aligby, Pingo


Citation :
L’ombre se dessinait sur le plancher avec un contraste aveuglant. Son visage devait baigner dans la lumière. Face à la fenêtre, immobile, il lui faisait penser à une icône. Si ses cheveux n’avaient pas été en mouvement à cause du vent qui s’engouffrait dans la maison, on aurait pu croire à une statue. Il se surprit à éprouver de la tendresse à son égard, lui qui l’avait si souvent perçu comme un être qu’on ne pouvait que plaindre ou envier.

------


"Laisse tes rêves t'envoler au-delà des nuages. Vois en l'avenir une clarté éblouissante et apprécie la douce brise sur ton visage. Si tu souhaites quelque chose, alors demande-le de toute tes forces. L'univers t’entraînera dans son courant, il réalisera tous tes désirs malgré les obstacles. La confiance est la clé. Rêve et tu verras."

------


Interstice sidéral :
le monde était bancal.
Fin du bestiaire
De l’univers.
Et l’être humain
Du pied à la main
S’est fait prendre.
De sa sœur à son gendre
De la blonde à la rousse
Corps et âmes, tous,
Sans le moindre quartier,
Se sont fait liquéfier.

------


Apprendre à faire du vélo la nuit, tomber et rire au soleil de l'ennui. Savourer le temps et la fonte du silence. Et Merveilles sur les monts enneigés. Je suis ce que 'jai été, un sourire sur une joue, un matin en hiver. Et tout est calme quand tombe la pluie.


------


Petite fille qui court dans le jardin.

Fragile comme un espoir.

Dans ses rires cristallins naît un royaume dont elle sera à jamais la seule monarque. Ici et maintenant dans cette heure de paix, heure où les étourneaux se rassemblent et viennent jouer dans ses rêves de gamine.

Dans l'air quiète du soir aux senteurs d'automne.

Dans cette si douce lumière orangée d'un jour qui cessera bientôt pour laisser place aux ombres d'un autre royaume.

Celui des rêves où elle me guide depuis sa naissance.

Dans ce monde qui n'appartient qu'à elle.

La douce enfant tisse mes songes et mon orgueil.


------


Sur la ville la neige fond. La nuit a été longue, mais l'aurore parre les murs d'or. Le froid s'égare entre les plaies des bâtisses endormies, entre les lits des âmes meurtries.Une ombre navigue entre les rues, étranger qui sans un sous rit des inadaptés, vit de nids et d'orphée. Sans un bruit.


------


Le passage était étroit et l'eau y avait tracé un chemin qu'il était difficile de suivre. Diego se plia en deux pour réussir à s'engouffrer dans le tunnel. Il semblait ne pas avoir de fin. Les murs de verdure étaient tissés de ronces denses et de lierre. Pourtant un rayon de lumière réussissait à pénétrer l'étrange voie. Diego suivait le sillon laissé par le ru si menu qu'il n'était plus qu'un filet de liquide boueux. La sente montait à présent. Il suivait la dénivellation. Diego s'arrêta quand devant lui s'ouvrit brusquement une profonde crevasse.

------


Un soir de pluie, un soir de cris !
Ce soir la, elle mourrut en cachette dans ton tipi

------


Là y'a du piano c'est cool. Je pense à Chopin, c'est encore plus cool.
La photo qu'il y a sur grooveshark me fait penser à un tableau flamand. Le polo de la meuf à celui d'une équipe de rugby.

Les aigus c'est marrant deux secondes. Heureusement, au bout de deux minutes ça s'arrête.
Ensuite vient le silence. Et moi j'aime bien le silence, ça me rappelle les mouettes et la mer.
Normalement, je devrais faire replay mais j'ai pas envie. Alors je vais sur youtube mettre une chanson bien, genre Booba.

Je viens de lancer « Garde la pèche » dudit poète et je chante parce que je connais les paroles.
La musique se lance, y'a de l'instru, c'est du lourd.

En fait, c'était pas si mal l'idée de la musique.



Mosaïque 4.
Thème Musical: Racing for the Sun - Chinese Man
Participants: Dvb, Lilith, Mel, Cassie, Anastasis, Chikoun, Aligby


Citation :

On s'est battu pour eux. Pour tous ces peuples.

Je me souviens des jours passés, perdus dans la chaleur étouffante des forêts pluvieuses. On a rampé dans la boue, dormi dans des flaques pleines de sangsues et d'insectes. Ca nous bouffait les reins et les poumons. Cet air saturé de saleté, du sal'air ! On résistait comme on pouvait. Les escarmouches, les combats, le bruit des armes et des explosions... au final c'était ça le plus supportable sur cette fichue planète.

Au moins quand ça pétait on pensait pas à nos entrailles qui pourrissaient, on pensait plus à toute cette merde. On les abattait, un par un, jusqu'au dernier.

Et puis quand on rentrait au pays, après des mois de carnage, des mois à endurer leurs cris déments, les morsures de la jungle, les griffures des plantes et le poison de l'atmosphère, on devait encore se battre.

Se battre contre les nôtres. Ceux qui nous traitaient de monstres, de tueurs d'enfants ou de destructeurs de monde.

Mais quoi au juste ?!

Il aurait fallu qu'on les attende ? Ils auraient préféré les voir débarquer et transformer notre terre en champ de bataille.

Quelle furie !

Ouais ! J'ai fini par un descendre un. En pleine rue. J'ai écrasé son petit panneau de paix et d'amour pour qu'il me laisse repartir le protéger. Là-bas. Au loin dans cette forêt brûlante.


------



Brena était enchainée à Calisse qui suivait les mailles de Varien. Lui-même ne pouvait pas se départir de Grev. Mais ils ne s'aimaient pas. Leurs liens leur étaient imposés depuis qu'ils avaient rejoint les rangs  des orduriers. Ils marchaient lentement, alourdis par le poids des chaines. Le soleil intraitable leur cuisait la peau, la tannait jusqu'à la rendre parcheminée. Le corps squelettique des femmes laissaient pendre des seins informes sous les longs cheveux épars.
Les orduriers ne servaient qu'à ramasser les croutes de ferraille que le magnétisme faisait sortir de terre. Ces croutes serviraient à nourrir les peaux lisses, ces infâmes compositions cybernétiques qui les poussaient du fouet.


------


Ouvre ma boite de pandore, écartèle-moi les cheveux, vas-y dresse ton incolore. Je veux voir ta fière colère couler à travers mes tuyaux, s’épandre dans les champs ravagés de mon torse en jachère.

------


C'est une chanson ancienne, très ancienne, si ancienne que son langage s'est perdu. Perdu quelque part entre le temps et les lieux. La où les hommes ont chanté la vie, la mort, le soleil et la pluie. Perdu quelque part dans l'évolution des possibles et des routes trop longtemps parcouru.

C'est une chanson qui chante la course de chaque homme. Une course vitale et inévitable. Le passage d'un monde à l'autre, comme le soleil poursuit sa course, immuable. Le passage d'un âge à l'autre, une obligation et un devoir. Etre et devenir.

C'est une chanson de sagesse ancestrale qui se transmet avec application et amour. Chaque mot avec son savoir, son pouvoir, transmettre ce qui fut à ce qui sera. Transformer le possible en avenir.

C'est une chanson du coeur, qui bat. C'est une chanson ancienne.



------



"Affronte tes choix. Sois libre et assume d'être différent, de ne pas vouloir ressembler à la société, d'aspirer à un avenir meilleur. Ne laisse personne briser tes rêves, pervertir ta raison, voler ta foi. Fais en sorte de toujours avoir un œil sur tes objectifs, garder la tête haute, oser prendre des risques. Affronte ta vie."

------



Il tira à vue. Le soleil derrière lui fit étinceller la ceinture métallique du type fuyant vers les plaines d’argile, avant qu’il s’effondre par terre dans un bruit sourd. Un râle étouffé s’échappa de sa gorge, il le perçut même à cette distance, mais il n’en avait rien à foutre. Un contrat était un contrat, peu importe qui finissait en festin pour coyotes le lendemain. Réajustant son chapeau, il marcha à pas lents en direction du corps qui se lamentait au sol, avalant sable et poussière, rampant de façon misérable. Il caressa le métal échauffé du flingue entre ses mains, et tira une nouvelle fois. Le crâne explosa en millions de petites constellations.Le tireur glissa un regard amoureux vers les crêtes rocheuses qui baignaient sous le feu du soleil.


------



Viens là tout contre moi, on est bien tous les deux. On est bien, même à trois, le bébé toi et moi. Laisse ton ventre rond sous mes doigts, tes seins lourds appeler mes mains. Ma peau caressant ton dos dresse les cheveux de ta nuque  sous mes lèvres rougies. Apprends moi ton corps, la saveur de ton cou, ton ventre rond sous mes doigts, cet enfant que je veux qui n'est pas de nous, pas de moi. Embrasse-moi, je serai sa mère comme toi. Mes seins lui seront offerts comme à toi.

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dale cooper

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MessageSujet: Re: Soirées Multiples   Jeu 19 Sep - 23:01

Du très haut niveau ce soir !


De très beaux résultats sur les quatre sources d'inspiration.

Ce fut un plaisir de jouer les mots avec vous tous Heureux
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Cassiopée
Héliaste
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MessageSujet: Re: Soirées Multiples   Jeu 19 Sep - 23:30

Quel exploit de réussir à écrite ces 4 textes aussi courts soient-ils dans le temps imparti des 5 mn ! L'inspiration doit être rapide et la mise en pratique tout autant. Mais c'est un moment d'intense concentration que j'aime beaucoup.
Le résultat de nos jeux est bien agréable à lire et parfois surprenant.
Certains textes n'ont pas encore trouvé d'auteur à mes yeux.

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Lilith
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MessageSujet: Re: Soirées Multiples   Ven 20 Sep - 10:06

Moi, ce que je trouve parfaitement splendide c'est de voir comment sur une même phrase, et encore plus sur une musique, nous arrivons tous à sortir de nous quelque chose qui ne ressemble à personne d'autre. Nous commençons tous pareils et HOP chacun sa route, chacun son chemiiiiin Innocent 

J'adore Heureux

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