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| La pièce de l'Institut | |
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Auteur | Message |
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Mike001 Coordonnateur Littéraire
Nombre de messages : 2662 Age : 23 Localisation : West Coast ; Phare Ouest Date d'inscription : 26/09/2010
Personnages RP Pseudo: Mike le Fremen Pseudo : Hannibal Smith Pseudo : Davy et Mickey
| Sujet: Re: La pièce de l'Institut Jeu 10 Sep - 3:25 | |
| Acte III, Scène 8 (dans les toilettes, Chaussette est déjà présente, elle paraît anxieuse ; entre Vincentine)
Vincentine (brandit son ordiphone) Qu'est-ce qui est si vitale pour me faire déplacer, traîtresse ?
Chaussette (abasourdi) Traîtresse ? Je n'ai jamais rien trahi.
Vincentine À trop fricoter avec la Jeffe tu t'es manifestement convaincue du contraire.
Chaussette Vous m'avez toutes tournées le dos.
Vincentine Après ce que nous avons appris de toi cela valait sans dire, abandonneuse d'enfant. S'il te restais des principes tu ne te serais pas jetée dans les bras de l'autre garce !
Chaussette Tu étais mon amie ! Nous avons brisé le saucisson ensemble !
Vincentine Mon saucisson de renard ! Si j'avais su à quel point tu es une mauvaise mère j'aurais tout donné à Claude. Oui, Claude c'était quelqu'un de bien.
Chaussette Qu'est-ce que tu racontes, c'était MON saucisson. Et puis vous m'avez lâchée sans un mot, sans un regard. Vous n'avez pas essayé d'entendre ma version des faits.
Vincentine C'est ce que Liquette a dû se dire. En tout cas, tu n'auras pas tardé à rejoindre celle que tu as combattu. Il t'a suffit d'un revers pour que tu accours sous son jupon. Alors, elle a les cuisses chaudes ?
Chaussette (colérique) Je l'ai fait pour Claude. Il faut trouver les responsables de l'attentat. La Jeffe et moi partageons ces aspirations. J'ai fait cause commune avec qui j'ai pu. J'aurais été ravie de me joindre à toi.
Vincentine (hystérique) Ne parle pas de Claude !
Chaussette Et pourquoi pas ? Je ne l'oublierai pas !
Vincentine Tu l'as assassinée ! Tu es coupable !
Chaussette (stupéfaite) Pardon ?
Vincentine Tu as tué ton amie, Vincentine !
Chaussette Pourquoi tu m'appelles par ton prénom ?
Vincentine (met les mains devant la bouche) Non... Je t'ai appelée « Chaussette ».
Chaussette Tu as dit « Vincentine ». J'ai très bien entendu.
Vincentine Va consulter un ORL... euh... mère indigne.
Chaussette (s'approche de Vincentine et parle d'une voix douce) Tu as un poids sur la conscience, Vincentine ?
Vincentine (pressée) Pas du tout. Je suis à l'aide dans mes bottes et je n'ai rien à me reprocher, contrairement à certaines mères abominables dont je ne citerai pas le nom.
Chaussette Je t'ai connue plus spirituelle, Vincentine. Où est ta langue acérée ? L'as-tu perdue en même temps que Claude périssait ?
Vincentine Ne prononce pas son nom, pétasse ! Tu ne sais pas de quoi tu parles !
Chaussette (fait face à son ancienne amie) Mais je crois savoir ce que tu as fait, toi.
Vincentine (sanglote) Non... c'est faux.
Chaussette Je le sais, Vincentine. Tout le monde le sait.
Vincentine Non.
Chaussette Admets-le. Épargne-toi la honte d'un mensonge, Vincentine.
Vincentine Non...
Chaussette (prend un ton dur) Dis-le, Vincentine. Dis : « J'ai tué Claude. »
Vincentine (pleure) Non...
Chaussette (la gifle) Dis-le !
(gifle de nouveau)
Dis que tu l'as tuée !
(gifle)
Vincentine (craque) J'ai tué Claude ! J'ai tué Claude...
(tombe à genoux)
Je ne voulais pas, ça devait être la Jeffe, pas Claude. Marie-Victoire a dit que ça marcherait. Ça devait seulement être la Jeffe, pas Claude ni Cindy.
Chaussette Marie-Victoire ?
Vincentine Oui...
Chaussette Je le savais.
(elle sort en courant) | |
| | | Mike001 Coordonnateur Littéraire
Nombre de messages : 2662 Age : 23 Localisation : West Coast ; Phare Ouest Date d'inscription : 26/09/2010
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| Sujet: Re: La pièce de l'Institut Ven 11 Sep - 4:45 | |
| Acte III, Scène 9 (sous la Coupole ; deux femmes font face)
La Jeffe Je savais que je te retrouverai ici, ma sœur.
Marie-Victoire J'allais le dire. C'est toujours aussi amusant de redécouvrir que l'on pense pareil.
La Jeffe À se tordre de rire. D'ailleurs, ça ne se voit pas mais je fais des efforts surhumains pour me contenir.
Marie-Victoire Ma chère petite sœur qui ne sait que parler et brasser du vent.
La Jeffe Ma chère grande sœur sociopathe. Seigneur, comme je te hais.
Marie-Victoire (pointe la Jeffe de l'index) Ce n'est pas une façon de traiter sa famille.
La Jeffe (grogne) Oui, tenter de l'éventrer c'est tellement plus convivial.
Marie-Victoire (l'ignore) Je t'ai observée ; tu as été consternante. C'était la peine de prendre ma place pour le résultat obtenu.
La Jeffe C'est-à-dire que si quelqu'un ne s'était pas amusé à faire sauter la Coupole ça aurait fonctionné.
Marie-Victoire (l'ignore) Plutôt qu'étouffer dans l'œuf toute critique tu les as laissé se rassembler. Ces réformatrices prétentieuses. Tant que l'une d'entre elles respirera ce sera une écharde dans ta main manucurée. Elles ne mettront pas longtemps à se choisir une nouvelle tête pensante – si on peut nommer ce qu'elle font « penser ». Heureusement, le monstre Claude a péri, cette erreur de la nature. Il faisait honte à l'Institut. Et cette Chaussette ! par où commencer ? Une sacrée jeune conne que tu espères former pour prendre ta relève un jour. Quelle drôle d'idée. Le seul moment où je t'ai applaudie c'est quand tu as utilisé ta propre fille comme un vulgaire pion afin de tomber l'impertinente. Mentir à Liquette en lui disant que sa mère est Chaussette... Hahaha. Un trait de génie. Tu as donc si peu de cœur pour dégager ta fille si facilement ?
La Jeffe (se mord l'intérieur de la joue) Tu vas répondre de tes crimes !
Marie-Victoire Tu te la joues justicière à présent ? Si je ne suis plus ta Marchiali, qui gardera tes sales secrets ?
La Jeffe Je me débrouillerai.
Marie-Victoire Tu as encore l'enregistrement de ma première tentative, j'imagine ? Tu sais, je regrette de moins en moins avoir échoué. Plus les ans défilent, plus je trouve que ça a sa place parmi les souvenirs de familles. Dommage que tu n'aies plus de fille avec qui les partager.
La Jeffe Tu ne m'élimineras jamais ! Par deux fois tu as choisi de te faire fratricide, par deux fois tu as échoué.
Marie-Victoire La troisième sera peut-être la bonne. Tout le monde n'a pas le succès d'un Caïn.
La Jeffe Tu auras beau citer des figures historiques, tu n'auras par leur postérité. Tu es si insignifiante, qui pourrait s'intéresser à toi ?
Marie-Victoire (serre la mâchoire) La troisième sera la bonne !
La Jeffe Approche !
(Marie-Victoire et la Jeffe sortent chacune un couteau papillon d'une poche intérieure avant de se tourner autour, façon western spaghetti sans l'impasse mexicaine qui aurait pu ajouter un cachet à la scène ; elles se jettent enfin l'une sur l'autre, fendant l'air, les tissus et la chair ; la Jeffe s'effondre au bout de plusieurs minutes de combat, sa sœur sur elle)
Marie-Victoire J'ai gagné !
(elle lance le couteau de la Jeffe au loin, avec la fougue mal contenue de la victoire empochée)
Ça aura mis du temps, mais ça aura valu le coup. Carrément.
(elle lève sa propre arme blanche à bout de bras)
Au revoir, petite sœur.
Chaussette (entre en trombe et en sueur) NON ! Non, arrêtez tout ! La police arrive !
Marie-Victoire Vous m'agacez toutes !
(à la Jeffe)
Ne bouge pas, toi.
(elle poignarde la Jeffe dans l'abdomen puis retire la lame fraîchement carmin)
La Jeffe Aaaaaaaaargggh ! Cours, Chaussette ! Aaaaargh !!
Marie-Victoire Oui, cours. Fais-moi ce plaisir, Chaussette.
Chaussette (ramasse le couteau de la Jeffe) Je vais physiquement faire front cette fois.
La Jeffe (souffre et souffle) Idiote...
Marie-Victoire (se lève et sourit) Je confirme.
Chaussette Pour Claude et Cindy !
Marie-Victoire À l'immortalité !
(à nouveau, deux femmes s'affrontent ; leur sang coule : Chaussette prend le dessus sur Marie-Victoire qui est déjà blessée du fait de son précédent combat et désarme son adversaire)
Marie-Victoire (se prosterne) Pitié. J'ai perdu. Épargne-moi.
La Jeffe (la voix chevrotante) Ne l'écoute pas. Elle ment !
Chaussette Évidemment. Mais je ne peux pas la tuer pour autant. Je ne suis pas comme elle.
Marie-Victoire (sourit) Pourquoi se battre alors ?
(elle bondit sur Chaussette, ongles sortis)
Chaussette (ferme les yeux et tend le bras) Aaah. Non !
Marie-Victoire (est transpercée au niveau du cœur) L'immortalité...
(elle chois, crachant du sang ; au sol elle parvient à articuler)
Approche.
(Chaussette se penche pour entendre les derniers mots de l'agonisante ; moins d'une minute plus tard elle se redresse et fait marche vers la Jeffe, le pas hésitant)
La Jeffe Qu'a-t-elle dit ?
Chaussette (semble dans ses pensées) D'aller me faire mettre... Je... Je l'ai poignardée. Marie-Victoire est morte par ma faute.
La Jeffe Légitime défense, Chaussette. Tu as fait ce qu'il fallait pour vivre. Le meilleur choix.
Chaussette (elle regarde ses mains) Sans doute... mais...
(son ouïe accroche un son)
J'entends les sirènes. La police est là.
La Jeffe (avec mauvaise foi) À la bourre, pour changer... | |
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